Photovoltaïque : premier projet de centrale au sol en Savoie

Altergie Développement projette l’implantation d’une centrale photovoltaïque au sol sur un délaissé autoroutier de 6 hectares sur la commune de Méry, en Savoie. Une première dans le département.

Suite à une rectification du tracé de l’autoroute A41 dans les années 90, la société autoroutière APRR, filiale d’Eiffage, dispose d’un délaissé autoroutier de 16 ha sur la commune de Méry, entre Chambéry et Aix-les-Bains, dont elle a jusqu’ici laissé l’entretien à des éleveurs. La société Mérysol, filiale d’Altergie Développement, une société spécialisée dans le développement et l’exploitation de centrales  photovoltaïques de grande taille, projette sur ce terrain la création d’une centrale photovoltaïque de 6 ha.

Composée de 11480 modules photovoltaïques, soit une surface totale de panneaux solaires de 2,5 ha, elle aura une puissance installée de 4,99 MW et devrait produire environ 5990 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique moyenne annuelle d’environ 1 280 foyers, chauffage compris. Cette production devrait permettre d’économiser annuellement environ 235 tonnes équivalents CO2 par rapport à la mise en place d’une centrale électrique dite « conventionnelle ». Les modules choisis par le porteur du projet seront fabriqués par SunPower, filiale du groupe Total, et utiliseront la technologie du silicium monocristallin. La centrale sera raccordée au réseau électrique au niveau d’un poste situé à 1,2 km au nord.

Maintien d’une activité agricole

Les terrains, actuellement occupés par des prairies pâturées par des bovins, sont situés le long de l’autoroute, à distance des populations riveraines, sur des terrains remblayés fortement artificialisés et présentant une valeur écologique et agronomique limitée, selon l’étude d’impact. L’installation aura en outre un impact limité en termes de surface au sol réellement utilisée, les panneaux étant disposés sur des tables inclinées à plus de 80 cm du sol ce qui permettra de conserver une activité de pâturage d’ovins.

Riverains inquiets

Au terme de l’enquête publique qui s’est déroulée  en mars dernier, le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable au projet, bien que des riverains, inquiets de potentielles nuisances, se soient constitués en association pour s’y opposer. La décision du préfet est attendue à partir de la mi-juin.

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