POLLUTEC : la fréquentation étrangère en augmentation

POLLUTEC 2016 a fermé ses portes ce vendredi à 18 heures sur un bilan positif, avec notamment une progression de 7% du nombre de visiteurs étrangers.

Pollutec 2016 s’est terminé sur un bilan positif exprimé par les exposants qu’ Enviscope.com a rencontrés pendant quatre jours, appartenant à des filières différentes et venant de pays différents. La salon née à Lyon reste le premier salon mondial offrant un large panorama des produits et services à l’environnement. Selon les chiffres provisoires des organisateurs, le nombre de visiteurs venant de l’étranger aurait progressé de 7%.  Ils sont venus en plus grand nombre d’Europe : Allemagne, Espagne, Italie, Europe de l’Est. Ils ont été également plus nombreux à venir d’Asie. Une délégation de Singapour a passé quatre jours sur le salon, explique Stéphanie Gay-Torrente, directrice du salon. Les visiteurs venus d’Afrique ont été aussi plus nombreux comme nous l’avons constaté sur l’espace Afrique et dans les allées de la manifestation. Ils venaient du Maghreb comme d’habitude, mais aussi d ‘Afrique subsaharienne pour découvrir l’offre dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des déchets.

Les exposants ont été satisfaits. ils ont constaté un accroissement de la curiosité pour le secteur de la production de bio-méthane, pour l’économie circulaire, pour le recyclage des déchets. L’offre intéressante pour les agriculteurs a rencontré son public.

Des visas difficiles à obtenir

Plusieurs points doivent être pris en compte cependant pour un meilleur fonctionnement du salon. Plusieurs visiteurs africains ont rappelé les difficultés rencontrées pour l’obtention un visa. La problème est récurrent. Il devient un handicap à une période où plus que jamais le développement économique de l’Afrique passe par la croissance des échanges économiques et technologiques, sources de solutions énergétiques et environnementales.

Le deuxième point reste celui des transports en commun. Certes, il y a des progrès avec la création du tramway T5 qui permet un accès sécurisé jusqu’à Eurexpo. Mais la liaison depuis les gares lyonnaises impose des ruptures de charge. A la station de métro La Soie, il faut attendre  la navette qui serpente dans les zones industrielles. A la station Grange Blanche il faut attendre parfois longtemps le tram T5, sans information précise. Ce trajet depuis la Part-Dieu impose deux correspondances.

Le troisième point demeure le plus important : c’est l’hébergement hôtelier. Il n’y avait plus de chambres disponibles dans la région lyonnaise mercredi soir. Des visiteurs ont renoncé à venir, ce qui nuit à la fréquentation. Un journaliste parisien a dû se résoudre à payer une chambre plus de 200 euros ! Les hôteliers mettant à profit la tension du marché, augmentent les prix de plus de 30% , ce qui met un séjour à Lyon hors de portée des visiteurs de plusieurs pays. Lyon manque toujours d’hôtels de grande capacité près des sites de congrès et de rencontres, garantissant des tarifs accessibles et permetant aux participants d’un même évènement d’être hébergés sur des sites proches.

michel.deprost@enviscope.com

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