Bioéconomie

Pour BASF Agro, le marché des molécules naturelles croit de 10 à 20% par an

BASF Agro a développé des méthodes alternatives aux molécules de synthèse dans plusieurs directions. L’entreprise propose ainsi Pyratyp, qui repose sur l’utilisation d’une mouche qui est un parasite de la pyrale, un insecte ravageur du maïs. BASF a développé des recherches pour utiliser des protéines produites par des microorganismes. Une variété de Bacillus thuringiensis ( sous la marque Biobit), est utilisée sur la vigne, pour lutter contre les tordeuses de la grappe. BASF a fait homologuer Sérénade Max, le premier stimulateur des défenses naturelles de la vigne. La spécialité est à base de Bacillus subtilis QST713. Elle a été homologuée sur de nombreuses cultures (dont la vigne) pour lutter contre différents pathogènes. Cette bactérie naturelle du sol présente des effets antagonistes contre de nombreux pathogènes fongiques et bactériens. Son mode d’action repose sur plusieurs mécanismes : compétition spatiale, sécrétion de lipopeptides toxiques et stimulation des défenses naturelles de la plante.

Confusion sexuelle
Enfin, BASF Agro commercialise des copies de phéromones sexuelles de tordeuses de la grappe pour la vigne et l’arboriculture. La protection intégrée, dont la confusion sexuelle fait partie, n’est pas destinée à remplacer totalement la lutte par traitement insecticide mais permet d’en diminuer l’utilisation. La protection intégrée devrait d’ici 10 ans remplacer 70% des insecticides et deviendra obligatoire au niveau européen à partir de 2014. Le nombre des traitements phytosanitaires contre les ravageurs de la vigne ne cesse de diminuer depuis ces vingt dernières années.
L’Ibma (Association internationale des fabricants de produits biologiques) estime que d’ici 2020, « 70% des insecticides seront remplacés par les substances naturelles, phéromones, champignons, ou nématodes entomopathogènes ». Ces produits qui ne représentaient en 2008 que 3,5% en valeur du marché de la protection des plantes devraient, avec une croissance moyenne estimée par le syndicat à +15% par an, atteindre 25% du marché d’ici 2020.

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