Environnement

Première couvaison pour un couple de gypaètes barbus à Bessans, en Vanoise

Depuis près d’un mois des gypaètes barbus couvent à Bessans, en Haute Maurienne (Savoie) sur le site d’Andagne, dans
le  périmètre du parc. Cette première couvaison sur ce site est assurée par le mâle et la femelle à tour de rôle.

Le communiqué du Parc National décrit ce moment. L’un après l’autre, la femelle et le mâle se relaient pour apporter aux oeufs une chaleur uniforme sur toute leur surface. Si tout continue à bien se  passer l’éclosion devrait avoir lieu vers la fin du mois de mars. Ce couple est le quatrième couple reproducteur recensé en Savoie, les trois autres couples se trouvant également dans le Parc national de la Vanoise. Il faut noter que l’on compte seulement une petite vingtaine de couples reproducteurs sur l’ensemble de l’arc alpin.

Le gypaète barbu est réapparu spontanément en Vanoise au début des années 1990, à la suite d’un programme de réintroduction dans l’arc alpin datant de 1986. Il est depuis suivi par les agents du Parc, qui est membre du réseau IBM (International Bearded vulture Monitoring). La maturité sexuelle de l’oiseau intervenant vers 6-7 ans et la reproduction annuelle restant soumise à de nombreux aléas, la naissance d’un jeune gypaète est toujours un moment très attendu.

Ne pas déranger l’oiseau qui couve

L’aire de Bessans est particulièrement exposée au dérangement. Rappelons que, s’il est effrayé, le simple envol de l’oiseau qui couve, entraîne la mort de l’embryon dans l’œuf par simple refroidissement. Ce qui signifie l’échec d’une année de reproduction. Les causes de dérangements peuvent être multiples autour de la falaise d’Andagne : hélicoptères, ski hors piste, vol de parapente et speed-riding sont autant de menaces potentielles pour sa tranquillité.

La prise de conscience et la responsabilité de chaque usager de la montagne permettra de relever le défi d’une bonne cohabitation entre gypaètes barbus et amateurs de nature.

Recommandations

Le Parc de la Vanoise donne des conseils pour le respect de la faune dans la zone de quiétude de janvier à fin juillet :

Les skieurs hors piste empruntant le couloir d’Andagne sont priés  de ne pas crier, ni stationner dans  le couloir ou en pied de falaise.

Speed-riders : ne pas survoler la falaise (les gypaètes sont très sensibles au dérangement par
voie aérienne.

Parapentistes : des plans de vol ont été affichés au décollage des 3000 à Bonneval-sur-Arc, ainsi qu’à l’atterrissage. Ce plan de vol s’il est respecté ne devrait pas trop déranger l’oiseau qui couve ni perturber outre mesure le bon déroulement de la pratique : dégagez en fin de run dans le couloir d’Andagne et filez le plus possible vers l’aval de la vallée sur Bessans.

Les agents du Parc national du secteur de Haute Maurienne sont à votre disposition pour toute information complémentaire : 04 79 20 51 53. secteur.hautemaurienne@parcnational-vanoise.fr

Les agents du Parc seront également présents certains week-ends de mars et avril au sommet  des remontées mécaniques de Bonneval-sur-Arc (ou vers le Rocher du Château) pour vous  parler de cet oiseau majestueux. Renseignements au 04 79 20 51 53. Pour en savoir plus, et observer en direct les gypaètes barbus de l’aire de Termignon (caméra à 1000 m) : http://gypaete. parcnational-vanoise.fr

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