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Qualité de l’air et énergie : les associations locales coopèreront davantage

Les 35 associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) adhérentes de France ATMO (www.atmo-france.org) et les quelque quarante agences locales de l’énergie de FLAME (www.federation-flame.org) entretiennent déjà des relations. Elles pourront intensifier leurs échanges grâce à la convention signée par Bernard JOURDAIN, président d’ATMO France (par ailleurs président de ATMO POITOU CHARENTE) et Danielle AUROI présidente de FLAME (par ailleurs présidente de l’ADHUME, Agence locale de l’énergie et du climat de Clermont Ferrand)
Les AASQA ont ajouté ces dernières années à leurs bases de données sur les éléments polluants (oxydes d’azote, soufre, métaux lourds, ozone, etc. ) et sur les particules, des informations sur les consommations énergétiques. Quand on mesure les composés chimiques issus de la combustion d’énergies fossiles on peut calculer l’énergie consommée. Les AASQA disposent ainsi de véritables cadastres des émissions pour leur territoire et la modélisation permet d’affiner tous les aspects des phénomènes liés à l’air dont au climat.
Agences locales de l’énergie

Les Agences locales de l’énergie disposent de connaissances sur les performances des bâtiments (logement surtout). Différentes des points d’information énergie qui peuvent être accueillis par des structures très diverses (y compris les agences elles-mêmes), les agences développent des actions sur le bâtiment, le logement, le tertiaire, et s’intéressent à l’industrie et au transport.

Les agences Locales et les AASQA ont des histoires différentes. Les agences locales de l’énergie sont nées d’une demande de l’Europe de compléter le tissu local agissant pour les économies d’énergie au niveau local. Les AASQA ont été créées au fil des années à l’initiative des collectivités et des milieux économiques et environnementaux. Les deux types de structures ont en commun un fonctionnement collégial, avec des représentants des collectivités territoriales, des entreprises et du monde associatif.
La convention permettra de développer les échanges de données en évitant de rechercher des informations qui existent déjà. Les complémentarités sont évidentes par exemple sur la qualité de l’air intérieur qui pourrait se dégrader avec un renforcement extrême des performances d’isolation.

michel.deprost@enviscope.com

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