Mobilité

Qualité de l’air: un comité de suivi commun Savoie – Haute-Savoie

Qualité de l’air: un comité de suivi commun Savoie – Haute-Savoie

Les préfets de la Savoie et de Haute-Savoie, Eric Jalon et Georges-François Leclerc ont installé le comité de suivi des transports, de l’environnement et de la qualité de l’air commun aux deux départements, en particulier à la Vallée de l’Arve,  à la zone urbaine des Pays de Savoie et à la Maurienne où la qualité de l’air doit être améliorée.

Le comité réunit la direction régionale de l’environnement et de l’aménagement et du logement (DREAL), les Directions départementales des territoires, l’Agence régionale de santé (ARS), des élus des collectivités concernées, des acteurs économiques, des associations.
La possibilité d’un Plan Local de la Qualité de l’Air a été évoquée en Maurienne, alors que pour la Vallée de l’Arve a été présentée l’expérience réussie du fonds “air bois” qui permet de financer le remplacement de systèmes de chauffage au bois obsolètes. Le préfet de la Haute-Savoie a insisté sur la nécessité d’une évaluation épidémiologique robuste et scientifique, menée de manière patiente par une  institution sanitaire reconnue et collégiale, pour éviter les alertes sanitaires brouillonnes.

Les normes européennes et le renouvellement des flottes de poids lourds ont permis une diminution significative du niveau de pollution par les poidslourds en transit sous les tunnels du Mont Blanc et du Fréjus . Les poids lourds de norme Euro 3 et inférieure qui représentaient en 2010 44% du trafic de camions au  Fréjus et 42% au tunnel du Mont-Blanc, ont représenté en 2014 respectivement 14% et 9%.

Les préfets ont rappelé le cadre de l’arrêté interpréfectoral du 18 juillet 2014, une première à l’échelle européenne, qui permet l’interdiction de circulation des poids lourds Euro 3 ou inférieure en cas de dépassement du seuil d’alerte de pollution aux particules fines sur l’un des trois bassins d’air (vallée del’Arve, vallées Maurienne – Tarentaise et zone urbaine pays de Savoie), dans la limite de 20 jours par an. Le dispositif mis en œuvre pour la première fois en janvier 2015 en vallée de l’Arve.  parun report très limité de trafic vers la vallée de la Maurienne.  Les préfets ont réaffirmé que si le niveau “alerte” dans un des trois bassins conduit à prendre à nouveau cette mesure alors qu’un des deux autres bassins est au niveau “information” (50 μg/m3) avec une perspective de persistance ou d’aggravation, cette interdiction  serait appliquée simultanément aux trois bassins d’air.

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