Recyclage : Paprec investit 25 M€ pour trier 60 % des collectes sélectives du Grand Lyon

Le groupe Paprec, selectionné par le Grand Lyon pour trier 60 % de ses collectes sélectives, va investir 25 M€ dans la création d’un centre de tri géant de 60 000 t/an à Saint-Priest.

Dans le cadre du renouvellement des délégations de service publique pour la collecte sélective des déchets du Grand Lyon, le groupe Paprec a remporté le gros lot et succèdera à Véolia, pour le tri pour les sept prochaines années de 60 % des collectes sélectives du Grand Lyon, ce qui représente 41 000 tonnes par an. Le groupe Nicollin s’est quant à lui vu renouveler son contrat pour les 40 % restant (27 000 t/an). 

Un centre de tri à 25 M€

Pour trier et valoriser aux mieux ces matières, Paprec va bâtir une nouvelle usine d’une capacité globale de 60 000 tonnes/an. « Cette usine dernière génération, avec l’achat du terrain et la construction du bâtiment représenteront pour le groupe Paprec un investissement de 25 millions d’euros, révèle Christophe Mallevays, le directeur du service collectivités Paprec et Directeur national du tri des collectes sélectives. La durée de 7 ans nous permet de faire cet investissement et de l’amortir, ce qui nous permettra de rester compétitifs lors du renouvellement du marché en 2025. »

Après Le Rheu (Ille-et-Vilaine) et Villers-St-Paul (Oise), Lyon sera la troisième chaine de tri de cette taille dans le groupe, et la plus importante en Auvergne-Rhône-Alpes, devant celle de Clermont-Ferrand (50 000 t/an). Elle sera opérationnelle en juillet 2019. « Cette capacité importante est prévue du fait qu’il reste une trentaine de milliers de tonnes annuelles sur le marché local à conquérir, nous comptons donc bien prendre des parts de marché pour compléter l’alimentation de notre site ».

L’usine sera implantée sur un terrain prolongeant l’espace de l’usine existante de Paprec Rhône-Alpes 69 à St Priest/Chassieu, qui traite déjà 8000 t/an. Elle est prévue pour mettre en œuvre le tri de l’ensemble des plastiques, dont la collecte sera alors généralisée à l’ensemble du territoire métropolitain.

Un tri des plastiques jusqu’à la résine

« Dans le cadre de l’extension des consignes de tri à l’ensemble des plastiques, nous allons proposer à Citeo (l’éco-organisme qui a en charge le financement du tri et du recyclage des emballages et des papiers cartons) d’aller plus loin que leurs préconisations : nous voulons trier jusqu’à la résine, indique Christophe Mallevays. Citeo demande aux centres de tri de trier les films et trois flux de plastiques rigides (PET clair, PEHD/PP  et un flux dit « développement » contenant quatre matières : PET foncé, barquettes, PS et PET opaque). Dans notre offre, nous allons proposer de trier directement ce dernier flux in situ, de sorte que nous proposerons 7 flux de plastiques rigides de qualité. C’est peut-être ce qui a fait pencher la balance, car cela nous permet de proposer un taux de valorisation très élevé et d’éviter une étape de surtri pour le Grand Lyon ».

Chaîne de tri conçue par Aktid

Pour parvenir à ce résultat, l’usine s’appuiera sur une chaîne de tri conçue par l’ensemblier chambérien Aktid, déjà concepteur de celle de Le Rheu, et bénéficiera des technologies les plus avancées pour atteindre des valorisations de 95 % en moyenne des matières entrantes (papiers, cartons, ferrailles et métaux, plastiques…). Au cœur du process, quinze machines de tri optique sont prévues, ainsi que la robotisation du surtri des refus en cabine, une première technologique.

« Début 2019, la capacité totale de tri de collecte sélective du groupe atteindra 700 000 tonnes. Le groupe Paprec valorisera ainsi les déchets de 15 millions d’habitants dans l’Hexagone » se réjouit Jean-Luc Petithuguenin, Président-fondateur du groupe Paprec, « Nous confirmons ainsi notre rôle de leader du recyclage pour les collectivités comme nous le sommes déjà pour les industriels. »

 

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