Environnement

Rhône: les espèces de gibier se portent plutôt bien

Les populations d’espèces classées gibier se portent plutôt bien dans le département du Rhône, d’après le constat de la Fédération des Chasseurs, dressé avant l’ouverture générale qui a eu lieu ce dimanche.

Les populaitons de lièvres se portent bien, même si les intempéries du printemps ont eu un effet mitigé sur l’espèce. La bonne santé récompense les efforts de gestion entrepris par les associations de chasse avec des secteurs où le temps de chasse et les prélèvements autorisés sont limités au maximum. L’enherbement qui se développe:  dans les vignes, avec des semis d’interculture, utiles pour lutter contre l’érosion des terres, la rétention des produits phytosanitaires et des nitrates. Ces améliorations expliquent le développement du lièvre dont les chasseurs tuent chaque année  7.000 à 9.000 individus. La qualité de la reproduction sera  précisée dès le premier dimanche d’ouverture par des radiographies des pattes prélevées: cette technique permet de connaître le nombre de lièvres adultes prélevés par rapport aux jeunes de l’année et d’obtenir ainsi un indice de la reproduction.

Lapin de garenne: situation plus fragile

La situation reste moins favorable  pour le lapin de garenne comme les annes précédentes. L’espèce souffre de la destruction de son biotope (disparition des haies et des boqueteaux) mais surtout de deux terribles maladies virales : la myxomatose et le VHD ( virus entrainent une immunidéficience) qui peuvent frapper des populations en croissance.

Faisan : un peu plus naturel

Le faisan a trop longtemps souffert de techniques d’élevage organisant le lâcher d’individus inadaptés au milieu naturel. Les chasseurs veulent des oiseaux moins apprivoisés. Plusieurs associations testent donc des parcs de pré-lâchers pour que les oiseaux s’adaptent à leur environnement. Des nichées naturelles sont même signalées.

La perdrix grise dont l’aire de répartition est située en limite sud pour notre région, est en forte régression. La  perdrix rouge  progresse encore sans doute sous l’effet du réchauffement climatique. C’est un indicateur de la santé des campagnes et de la biodiversité. Le Canard colvert, les palombes et tourterelles confirment leur implantation. La palombe dont on observe de plus en plus d’hivernage est un gibier sauvage de plus en plus abondant et prisé.

Plus de 3 000 chevreuils

La Commission Départementale de Mise en Œuvre du Plan de Chasse pour le chevreuil présidée par le Préfet a fixé un prélèvement de plus de 3.000 chevreuils. Les populations sont globalement en hausse sur l’ensemble du département. Les suivis des prélèvements sont affinés par une étude fine du poids des animaux tués dans le Beaujolais vert afin de mieux apprécier l’état des populations.

Les populations de sanglier semblent stables à l’échelle départementale voire en hausse en dehors des massifs forestiers où l’espèce colonise des espaces de plus en plus périurbains. Le tableau s’est élevé à près de 1.521 animaux la saison écoulée. En août, la prsence de sangliers  dans les champs de maïs a nécessité des battues et des tirs d’affût tout en protégeant à l’aide de clôtures électriques un grand nombre de parcelles agricoles. La Fédération des chasseurs intervient pour limiter les dégâts aux cultures dont elle assure l’indemnisation.

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