Eau

Rhône-Méditerranée : Programme de recherche IRSTEA et Agence de l’Eau sur la ressource en eau

Changement climatique, gestion de la ressource en eau, nouvelles pollutions : l’IRSTEA et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse signent un accord de recherches pour 2016-2020.

L’IRSTEA et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse ont signé ce mardi matin au centre IRSTEA de Lyon, une convention cadre de recherche pour protéger la ressource en eau. L’accord a été signé par Laurent Roy, directeur de l’Agence de l’Eau RMC et Jean-Marc Bournigal, président de l’IRSTEA.

Pour l’IRSTEA, l’eau est un domaine de recherche essentiel tant l’eau est présente dans les thématiques environnementales et agricoles. L’IRSTEA est particulièrement actif dans le domaine de l’eau à travers ses centres du bassin Rhône-Méditerranée. Le Centre de Lyon, basé à la Cité lyonnaise de l’Environnement et de l’Analyse (CLEA) à Villeurbanne est spécialisé lui même sur les recherches sur les pollutions aquatiques.

L’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, est très avancée pour les travaux en faveur de l’eau. Le Rhône étant du fait de son régime irrégulier le fleuve français le plus difficile à gérer, l’Agence est active dans le domaine de la gestion des crues. Elle travaille depuis plusieurs années sur la qualité et la quantité de la ressource en eau, dans un bassin déjà soumis à des stress climatiques.

Deux accords de recherche ont été signé par l’IRSTEA et l’Agence de l’Eau RMC ont été signés depuis 2005. Les deux premiers contrats ont permis de mener 56 projets de recherche. L’accord 2016-2019 prévoit des recherches sur trois thèmes : changement climatique, nouvelles pollutions, réactions des milieux aquatiques. Quatre thèmes de recherche seront lancés chaque année mobilisant chacun en moyenne 150 000 euros, dont 75 000 euros  d’aides.

Le premier axe sera l’impact du changement climatique qui affecte sensiblement la ressource en eau dans le bassin. Entre montagne et départements méditerranéens déjà soumis à des périodes de pénurie, le réchauffement accroitra les tensions.

Mieux évaluer les actions

Des recherches seront menées sur la disponibilité de la ressource en quantité et qualité. Des recherches seront menées sur les modifications des milieux, sous l’effet de divers stress. Le changement climatique exercera un stress sur les eaux de surface, en particulier sur les rivières intermittentes, qui seront plus nombreuses et plus fragiles. Il faudra voir comment ces milieux vont réagir. Ces travaux devront être menés en prenant en compte la mise en place de l’Agence française de la Biodiversité.

Enfin, il faudra accroitre l’évaluation des actions menées par exemple en faveur des milieux. Laurent Roy, estime que l’impact des moyens consacrés à la restauration des milieux n’est pas encore assez cerné.

michel.deprost@enviscope.com

 

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