Environnement

Rives de Saône : Ilex réinvente le contact avec la rivière

La séquence du quai Gillet, sur la rive gauche de la Saône, s’étire sur de 1,9 km de l’ancienne gare fluviale de Vaise au quai Saint-Vincent. D’importantes entités paysagères et urbaines se trouvent le long de la séquence : versant ouest de la colline de la Croix-Rousse, ensemble monumentaux (greniers d’Abondance, Subsistances, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse). 

La séquence permet dans un cadre urbain de rapprocher les habitants, promeneurs, touristes, de la rivière. Jusqu’à présent dans son entrée au cœur de Lyon, la Saône était comme la Seine à Paris, une sorte de canal étroit, entre les collines des deux rives et les murailles des quais. Peu de place pour les marcheurs, pour les flâneurs, pour les pêcheurs, quelques parkings parfois sauvages : la rivière coulait dans une cité indifférente.

 Le projet des Rives de Saône est une étape importante de la reconquête des fleuves lancée en 2002. Il constitue vingt-cinq kilomètres linéaires de quai, une promenade en huit séquences alliant patrimoine naturel, historique et culturel.

Cinq séquences pour la partie urbaine

Les spécialistes de l’agence Ilex ont  choisi d’aménager le bas-port Gillet en cinq séquences qui proposent des ambiances variées, pour rompre avec le linéaire.

Le tronçon du bas-port Gillet aménagé par Ilex [PaysageUrbanisme] s’étend sur 1,9 km. Cinquième séquence du projet Rives de Saône, le bas-port Gillet est une transition entre l’agitation de la ville et un paysage plus vert et bucolique fait de collines qui glissent vers la Saône : colline de la Croix Rousse, lointain des Mont d’Or. Le projet du bas-port est une opportunité pour Ilex de réitérer le concept de « nature urbaine » mis en oeuvre depuis une dizaine d’années. L’enjeu de l’aménagement du bas-port est de réintroduire de la nature dans la partie la plus minérale et de récréer un dialogue entre le quai haut et le bord de Saône. « Ville et nature n’auront jamais été aussi proches, et le contraste créé génère de nouvelles ambiances et de nouvelles pratiques » Jean-Claude Durual d’Ilex.

La séquence 1 « Vivre au bord de l’eau » au nord de la passerelle Masaryk, est marquée par la présence de péniches-logements et d’importants immeubles sur le quai haut. Pour cette séquence, a été choisie la thématique « vivre au bord de l’eau ». Des saules sont plantés le long du mur de quai pour assurer l’évolution végétale. Les accroches urbaines sont renforcées par l’aménagement accompagnant la construction du futur pont Schuman, la connexion claire du parvis de la passerelle Masaryk et sa piétonisation.

 Le séquence 2, « jardin des berges » s’étend de la passerelle Masaryk au pont Clémenceau, comprend mise en place d’un jardin aquatique. Dans ce jardin, une flore variée de même que le choix d’espèces diversifiées dans leurs formes et leurs couleurs offriront, au cours des saisons, une animation visuelle mouvante, à contrepied du côté intemporel et stable des quais.

La séquence 3  intitulée « Découvrir le lointain » s’étend jusqu’au chemin de Serin. L’aménagement a été pensé  autour de la mise en place d’une rampe panoramique. Longue de 100 mètres et accolée à la rampe existante, cette rampe panoramique accessible aux personnes à mobilité réduite, joue un rôle de belvédère.

La séquence 4, propose sur un bas-port monumental d’installer un végétal en pied de mur tel un ruban de jardins pour souligner et jouer avec le mur. La sculpture Nouages de l’artiste Pablo Reinoso  (notre photo) vient se positionner dans le mur de l’escalier. Située après le pont Koenig, cette séquence se compose de petits salons verts arborés délimités par des ouvrages nombreux et rapprochés.

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