Énergie

Sortir du nucléaire demande de réévaluer la gravité de catastrophe de Fukushima

Trois cents  tonnes d’eau contaminée lors des opérations de refroidissement du réacteur endommagé e sont déversées depuis un réservoir sur le sol de la centrale de Fulushima. Après l’avoir classé mardi 20 août au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7, l’autorité de sûreté nucléaire japonaise a classé cet incident au niveau 3.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique a pris acte du classement  et explique qu’elle suit la situation en étant prête à apporter son aide.

Pour le Réseau Sortir du Nucléaire, c’est la première fois depuis la reconnaissance de la catastrophe nucléaire majeure, le 12 avril 2011, qu’un événement est officiellement classé à Fukushima.

Pour l’association, ce classement demeure  ” notoirement en-dessous de la réalité des faits.”  Le  niveau 3 correspond à ” très faibles rejets : exposition du public représentant une fraction des limites prescrites“. Pour le réseau,  l’incapacité de contrôler les fuites d’eau sur le site mènera fatalement à rejeter à hors du site cette eau fortement contaminée.

Reconnaitre la gravité des faits

Le Réseau “Sortir du nucléaire” demande à l’Agence internationale  ” de reconnaître la gravité des fuites d’eau massives survenues en avril et mai 2011 depuis les réacteurs n°2 et 3, à l’occasion desquelles 4700 millions de millions de becquerels ont été déversés dans l’océan .

Le Réseau “Sortir du nucléaire” a lancé une pétition adressée à l’AIEA afin que ces rejets soient considérés comme un accident majeur à part entière, à classer au plus haut niveau existant. La Réseau signale qu’une note de l’association l’ACRO estime que ces rejets mériteraient d’être classés au moins au niveau 5 ou 6 :
Par ailleurs, pour le Réseau, les accidents menant à la contamination, voire à l’exposition létale de travailleurs, doivent faire l’objet d’un classement sur l’échelle INES et être rendus publics. Cela n’a pas été le cas, alors même que, selon Tepco, des milliers de travailleurs auraient été exposés à de fortes doses de radioactivité et qu’il est plus que probable que certains soient déjà décédés des suites d’une exposition à des doses inacceptables. En occultant les contaminations humaines et les souffrances qu’elles engendrent, les autorités nucléaires continuent à couvrir la barbarie de cette catastrophe.

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