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Techtera : le projet Solarclym vise la protection contre le soleil

Le projet Solarclym a pour vocation de créer une protection pour les textiles et vernis contre les UV et infrarouges, mais qui conserveront transparence ou translucidité. Ce projet est labellisé par le Pôle de compétitivité Techtera, et financé par le Fonds Unique Interministériel.

Aujourd’hui, lorsqu’un produit est exposé à une luminosité intense, l’un des premiers réflexes est de l’en protéger en le cachant de cette luminosité. Il existe d’autres solutions, comme filtrer les éléments nocifs de cette luminosité pour en tirer tous les bénéfices. C’est l’objectif du dispositif Solarclym. Le but de ce projet est de créer une protection thermique et optique contre les UV et les infrarouges qui conservera transparence ou translucidité, tout en protégeant les produits exposés aux rayons du soleil de la surchauffe, du vieillissement et de l’endommagement.

Ce dispositif a été co-labellisé par Techtera en tant que chef de fil, et par le pôle de compétitivité Axelera. En outre, il est financé par le FUI (Fonds Unique Interministériel), ainsi que par des collectivités comme la Région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et le Conseil général de l’Ain. Le projet est porté par un industriel qui n’a pas souhaité se faire connaître, et par la société La Celliose. Il réunit  six autres partenaires : Pylote, Science et Surface, Influtherm, ainsi que trois laboratoires de l’ENS de Lyon, du CNRS et de l’INSA.

 Un projet innovant à plusieurs niveaux

Solarclym vise des produits à la fois issus du marché textile (protection solaire), et du marché vernis (protection du bois, des teintes, peintures automobiles). L’industriel et Celliose auront des applications de Solarclym sur leur marché respectif.

Gaëtan Romuald, responsable des projets collaboratifs au sein du pôle explique que « l’objectif est de créer une formulation chimique qui apportera plusieurs fonctions, c’est-à-dire qu’elle sera capable à la fois de protéger des UV, des infrarouges, tout en étant transparente ou translucide ». Une telle formulation serait innovante, car jusqu’à présent, aucune ne combine tous ses différents paramètres.

Concrètement, la formulation en question serait par exemple incorporée à un vernis que l’on pourrait mettre sur une table en bois. Celui-ci présenterait alors les propriétés expliquées précédemment. Les travaux démarreront en septembre et dureront 42 mois.

 

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

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