Énergie

Transition énergétique: la CGT veut des vraies filières industrielles et refuse la décroissance

La Fédération Nationale des Mines et de l’Energie de la CGT, estime que la loi sur la transition énergétique  fait courir des risques pour le climat, en réduisant la part du nucléaire.
Pour la  Fédération ”  la question climatique est désormais bien loin, cachée derrière un accord préélectoral qu’il faut vaille que vaille
mettre en oeuvre…et cela va coûter aux clients et aux salariés de l’électricité et du gaz! ” Le syndicat renouvelle ses critiques dans le domaine de l’hydraulique, soumis à une ouverture à la concurrence.  ” La production hydraulique ( est sacrifiée)  aux appétits des financiers, fonds de pensions et grands groupes, ils mettent en péril la gestion de l’eau et ils privent, la population et la Nation, de la production hydraulique sur le réseau électrique en période de pointe nécessaire à la sûreté du réseau.”

La limitation de la production nucléaire prive ” la population et la Nation, d’une électricité stable et peu chère, pauvre en émission de CO2, qui concourt à la sacro-sainte compétitivité et permet aux ménages d’avoir  l’énergie la moins chère d’Europe hors taxe.”
La territorialisation envisagée sonne la fin de la péréquation tarifaire qui permet un accès à l’énergie de manière égale à tous les Français quel que soit le lieu de consommation. Cette territorialisation” risque d’accélérer un processus de disparition de l’opérateur commun de distribution gagné par les salariés et les usagers dans le loi de 2004 et formé par les synergies entre eRDF et GrDF qui permettent de limiter les frais de distribution et qui sont le socle du service public de proximité.

Des filières vertes complètes

 

La CGT approuve le principe du chèque énergie, en lieu et place des tarifs sociaux,  mais son absence de financement clair ne répond pas aux besoins de 8 millions de précaires énergétiques en France.

Pour les énergies renouvelables, le syndicat s’interroge sur la possibilité de construire des filières complètes sans une politique industrielle. Pour le syndicat, il faut des filières industrielles complètes de la conception à l’installation. La transition énergétique doit s’asseoir sur une volonté de redynamiser l’industrie. La FNME CGT s’oppose  ” aux chantres de la « décroissance verte », source de chômage et de paupérisation de la population. “

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