Un plan pour réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques

Le gouvernement a présenté ce mercredi son plan pour réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Les ministres Nicolas Hulot (Transition écologique), Agnès Buzyn (Santé), Stéphane Travert (Agriculture) et Frédérique Vidal (Recherche) veulent développer une agriculture moins dépendante aux pesticides.  Ce plan s’articule autour de quatre priorités.

Son objectif principal est de ” diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement“. Pour cela, l’Etat souhaite “mieux connaître les impacts”, ce qui permettrait d’informer correctement la population et les professionnels. ” Nous devons améliorer nos connaissances sur les impacts des pesticides sur notre santé et sur notre l’environnement, afin de protéger nos concitoyens. C’est pourquoi je veillerai à ce que les parties prenantes, dans leur ensemble, puissent contribuer à la mise en œuvre des actions de la feuille de route : ces enjeux sont l’affaire de tous”, a déclaré la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Les instituts de recherche tels que l’Inserm, l’Inra, l’Ineris ou encore l’Anses seront mis à contribution pour “pour mieux appréhender les effets des pesticides sur la santé humaine ou sur les écosystèmes”.

Recherche sur les alternatives

Le plan d’action vise également à augmenter la “recherche-développement d’alternatives la mise en œuvre de ces solutions par les agriculteurs”. Ces derniers pourraient être accompagnés et disposeront de soutien notamment dans le biocontrôle ( l’ensemble de méthodes de protection des végétaux qui utilisent des mécanismes naturels). Pour terminer, le gouvernement va renforcer le plan Ecophyto 2. Lancé en 2015, ce plan national s’inscrit dans le cadre de la directive européenne 2009/128 d’utilisation des produits phytopharmaceutiques compatibles avec le développement durable. D’ici 2020, le recours aux substances chimiques contre les organismes nuisibles, dans les zones agricoles et non agricoles devrait diminuer de  25%. Il devrait être diviser par deux d’ici 2025.  Il est également prévu que les recettes de la redevance pour pollutions diffuses  “contribueront à financer l’accompagnement des agriculteurs, dans le cadre du plan Ecophyto et de la conversion à l’agriculture biologique (de l’ordre de +50 M€ à compter de 2019)”.

 

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