Biodiversité

Un plan de relance pour la forêt soumise au risque climatique

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation annonce un dispositif en faveur du renouvellement forestier. Dans le contexte du changement climatique les propriétaires sont incités à investir pour adapter leurs forêts ou améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique.

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) s’adresse aux opérateurs économiques de l’amont forestier de la filière forêt-bois capables d’identifier/démarcher/conseiller et susciter l’adhésion des propriétaires forestiers potentiellement concernés par ce volet « Renouvellement forestier » du plan de relance. ©Sebleouf (CC BY-SA 4.0)

Pour Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, « la filière forêt-bois trouve naturellement sa place dans le plan France Relance puisqu’il s’agit d’accélérer la conversion écologique de notre économie et de notre tissu productif, de sauvegarder les emplois et d’assurer notre souveraineté. Ce plan mobilise des moyens inédits pour accompagner les propriétaires forestiers publics et privés dans le renouvellement forestier alors que nos forêts sont impactées par les effets du changement climatique. »

Le plan est cohérent avec la feuille de route des acteurs de la forêt et du bois. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) s’adresse aux opérateurs économiques de l’amont forestier de la filière forêt-bois capables d’identifier/démarcher/conseiller et susciter l’adhésion des propriétaires forestiers potentiellement concernés par ce volet « Renouvellement forestier » du plan de relance.

Ces modalités sont particulièrement volontaristes : taux d’intervention incitatifs, 80 % pour la reconstitution des forêts dépérissantes, notamment dans le cadre de la crise des scolytes en Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Le taux est de 60 % pour le renouvellement de forêts identifiées comme vulnérables et pour la conversion/transformation de peuplements forestiers pauvres pour améliorer leur contribution à l’atténuation au changement climatique. Les aides actent la diversification des essences comme principe de maîtrise du risque climatique, en fixant comme condition d’accès à l’aide un taux minimum de diversification de 20 % à partir de 10 hectares.

Les opérateurs éligibles de l’amont de la filière doivent déposer leur dossier avant le 7 janvier 2021, sous forme électronique, auprès de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) de leur région.

Les forêts domaniales font l’objet d’un cadre conventionnel spécifique entre l’État propriétaire et son gestionnaire l’ONF, qui sera signé dans les prochains jours. Il permettra à l’ONF de reconstituer les forêts domaniales dépérissantes, tout en jouant son rôle structurant au service de l’amont forestier et de l’aval.

L’ensemble des mesures du plan de relance agriculture et alimentation : https://agriculture.gouv.fr/francerelance-le-volet-transition-agricole-alimentation-et-foret

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