Biodiversité

Un plongeon venu du froid sur le barrage de la Rive à La Valla-en-Gier

Les ornithologues de la LPO-Auvergne-Rhône-Alpes ont découvert la présence d’un “Plongeon imbrin”, un oiseau nord-américain et scandinave, très rare en France, qui semble avoir pris ses quartiers d’hiver depuis quelques jours sur le barrage de la Rive, à la Valla-en-Gier. Ci-dessous l’information rendue publique par l’association.

Un Plongeon imbrin, espèce présente en Amérique du Nord, a été photographié par Joël Vial, de la LPO de la Loire, dans le département.
Un Plongeon imbrin, espèce présente en Amérique du Nord, a été photographié par Joël Vial, de la LPO de la Loire, dans le département. ©LPO

De nombreux oiseaux ont quitté les milieux d’Auvergne-Rhône-Alpes  pour des cieux plus cléments. L’hiver est cependant la saison où peuvent apparaître quelques belles raretés ornithologiques, en particulier des espèces nordiques, ou de l’Est, poussées par les vagues de froid.
Les ornithologues de la LPO-Auvergne-Rhône-Alpes, qui quadrillent le département de la Loire en toutes saisons ont eu la surprise d’observer cette semaine dans le Pilat une espèce rarissime dans le département de la Loire.
Un “Plongeon imbrin” (nom scientifique : Gavia immer), un oiseau aquatique ressemblant à un gros canard à bec pointu, a été repéré par Joël Vial, ornithologue Saint-Chamonais, sur les eaux du barrage de la Rive à La Valla-en Gier.

Depuis, l’animal est régulièrement observé nageant tranquillement à la surface et plongeant régulièrement sous l’eau  à la recherche les poissons,  l’essentiel de son régime alimentaire. Très adapté à la vie subaquatique, cet oiseau est capable d’apnées de plus d’une minute trente. A la différence des canards qui sont des animaux plutôt grégaires, les plongeons sont solitaires en dehors de leur saison de reproduction. C’est une espèce plutôt marine et côtière, qui peut fréquenter les estuaires des fleuves et les grandes rivières.
Le Plongeon imbrin est la plus grande des trois espèces de plongeons observables en Europe. Ses mensurations sont impressionnantes : jusqu’à 90 cm de longueur pour une envergure de 1,30 à 1,50 m et un poids oscillant entre 3,7 et 4,5 kg . Il niche habituellement en Amérique du Nord, au Groënland et en Islande. Il hiverne en Scandinavie, notamment en Norvège et en Suède où il est assez commun.

Une base de plus d’un million de données

“Faune-Loire”, la base de données ornithologiques de la LPO-Loire, riche de plus d’un million de données de terrain collectées par la LPO depuis plus de trente ans, ne recensait que deux observations de cette espèce dans le département de la Loire : une première en décembre 1984 sur un étang proche de Marcilly-le Chatel et une seconde, en décembre 2017, sur le barrage de Grangent. Les observateurs bénévoles de la LPO surveillent de très près ce visiteur rare qui appartient à une espèce totalement protégée. Cette protection peut expliquer  son comportement assez peu farouche.

Source LPO Loire.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux Loire est une association loi 1901 reconnue d’utilité publique, dont l’objet est d’agir pour les oiseaux, la faune sauvage, la nature et l’homme, et lutter contre le déclin de la biodiversité, par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation. La LPO oriente ses actions autour de 3 axes : Connaissance Protection Sensibilisation. Elle est le représentant officiel en France de BirdLife International.
Près de 900 adhérents soutiennent ses actions dans la Loire.

Plus d’infos : https://loire.lpo.fr

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