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Verts européens : l’Union européenne peut et doit investir pour le changement climatique

Les partis écologistes des 27 pays de l’Union européenne se sont réunis pendant trois jours à Lyon pour préparer les élections  européennes du 9 juin 2024. Une séance de plénière de deux heures a été consacrée à  la question économique de l’investissement nécessaire pour financer la transition économique de  l’Union européenne. Les dépenses de l’économie européenne doivent être en partie  réorientées, en partie accrues, pour des investissements désirables, leviers pour l’amélioration des conditions de vie, pour la création d’emplois notamment  dans les territoires.

Verts européens à Lyon
De gauche à droite Philippe Lambert, vice président du groupe des Verts, Jean PIsani Ferry, Kira Peter Hansen, vice présidente du Groupe des Verts au PE, et Esther Lynch, secrétaire générale de l’Union des Syndicats européens ( photo Enviscope)

La séance consacrée à l’investissement en européen, a été modérée par Philippe Lambert,co-président du Groupe des Verts au Parlement européen. Y ont participé, Guillaume Kerlero, de l’Institut Rousseau, Jean Pisani-Ferry, économiste, du Bruegel Peterson Institute, Kira Peter Hansen (Danemark), députée européenne, vice-présidente du Groupe des Verts au Parlement,porte-parole ; Esther  Lynch,  secrétaire générale de l’Union des Syndicats européens ( ETUC) . On participé en ligne, Olivier Blanchard, économiste, ancien économiste en Chef du Fonds Monétaire international ( FMI) et Winston Beck, du groupe Heidelberg Materials, l’un des premiers groupes cimentiers et producteurs de matériaux de construction mondiaux.

Guillaume Kerlero, de l’Institut Rousseau a dressé le tableau de la situation de l’Union pour les émissions de gaz à effet de serre :  26 % sont provoqués par la production d’énergie, 23% par le secteur de transports, 22% par le secteur industriel. Les émissions sont très inégalement réparties. La France émet sur son territoire environ 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre (grâce au nucléaire qui permet d’électrifier), alors que l’Allemagne  émets 780 millions près du double, et l’Italien 400 millions alors qu’elle est moins peuplée que la France.
Guillaume Kerlero a détaillé 37 mesures à prendre par secteur pour aller vers la neutralité carbone. Une parenthèse :  la neutralité carbone doit, être clairement définie.  Il doit s’agir vraiment des émissions de carbone, et non pas d’émissions qui sont soit séquestrées et stockées par des procédés industriels, soit absorbées par des puits naturels comme le forêt.

Cette ambigüité levée, il convient d’investir. Les dépenses annuelles dans le secteur de l’énergie représentent 1160 milliards d’euros, soit 2,3 % du PIB européen. Ces dépenses comprennent les dépenses liées à l’importation de produits énergétiques fossiles. Pour réaliser la transition il faudrait dépenser 360 milliards d’euros de plus chaque année. Une partie de l’argent dépensé pour importer des énergies fossiles, devrait être ré-orienté vers des investissements durables, dans les énergies renouvelables génératrices d’économies, d’emplois dans les territoires ;
Les 360 milliards à dépenser annuellement devrait être pris en charge à raison de 260 milliards par le secteur public, qui construit beaucoup de bâtiment, d’équipements. Le secteur prié devait dépenser de son côté 115 milliards d’euros.

 » Les dépenses supplémentaires devraient représenter 1,6% du produit intérieur brut de l’Union européenne. Les investissements devront êtres des investissements désirables, dans l’accompagnement social, dans l’économie, dans l’écologie, l’amélioration des conditions de vie. » explique Guillaume Kerlero. Les dépenses ne seraient pas réalisés en pure pertes, elle généreraient des retours positifs, outre la création d’emplois, la réduction des effets du changement climatiques générateurs de catastrophes météorologiques. Ces dépenses supplémentaires permettraient de réduire les dépenses liées à l’atténuation. Les retombées locales seraient énormes.
Et tout cela, sauf commentaires ou des réserves ponctuelles, seraient réaliste.  »  Il s’agit de propositions, non pas pour les rêveurs, mais pour les acteurs« , souligne Guillaume Kerlero.

redaction@enviscope.com

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