Énergie

Vingt Renault Twizy pour accélérer la course du CEA vers le zéro carbone

« Le seul CEA représente sur l’ensemble de Rhône-Alpes 10% de l’effet PDE ». Plutôt fier d’annoncer le chiffre, et on le comprend, Jean Therme, directeur de la recherche technologique, lance en 2013 une nouvelle étape d’une démarche qui a démarré en 2000, lorsqu’il a pris la direction du Centre.

Une première étape conclue en 2002 avec l’Ademe et la CCi de Grenoble

L’objectif à l’époque était de passer de 75 à 50% « d’autosolistes », ces personnes qui viennent sans passager dans leur voiture. Tout a commencé par la suppression des cars maison au profit des transports en commun, une façon de parler, parce qu’au début cela n’a pas très bien marché.

Les courbes ont commencé à s’infléchir en 2009, grâce à la mise en place d’un abondement (les personnels se voient rembourser 85% du prix du transport en commun, contre les 50% définis par la loi). Et comme il faut pouvoir se déplacer sur place, le site fait 70 ha, le CEA a développé navettes et abris aux arrêts.

Là c’est très net, ils ne sont plus que 36% à venir seuls en voiture, 32% à utiliser les transports en commun (la proximité de la gare est une aide) et 22%, ce qui est considérable, à venir en vélo. D’ailleurs Jean Therme ne manque pas de citer l’ingénieux dispositif, qui permet au cycliste de faire franchir à sa machine les portillons de sécurité de l’entrée.

2013 : la course au zéro carbone

En 2013, l’objectif est de passer à 25% d’autosolistes, comme pour Giant, et de faire du CEA un centre sans voiture. Les pistes sont multiples : développer l’autopartage (systèmes CitiéLib et Lisa), maîtriser le stationnement sur le site, arrivée du futur tramway.

Parmi les moyens, le développement d’un partenariat avec le constructeur Renault, avec lequel le CEA a déjà plusieurs accords, au niveau de la recherche. Ce sont vingt Twizy 45, sans portes, que le CEA vient d’acquérir pour faciliter les déplacements sur le site. Comme il l’avait fait pour les vélos (il en a maintenant 1000 en service sur le polygone), Jean Therme veut faire tomber encore une raison d’utiliser la voiture. « L’important c’est le démarrage, précise-t-il, les gens en parlent à midi à la cantine. On entre dans le pratique, le fun, le moderne et l’efficace ».

On n’en est plus aux tests, on entre dans le pratique

La simplicité est rendez-vous : pas de réservation, il suffit du badge de l’entreprise pour utiliser le véhicule, pas de clé qu’on doit récupérer, et pour repérer la voiture la plus proche une appli sur smartphone.

Pierre-Michel Erard le rejoint sur tous ces points. Pour le directeur régional de Renault, « on passe à la vraie vie ». On n’en n’est plus aux tests, la ville de Lyon vient d’acquérir sa 20e « Zoé », La Poste a déjà 5 000 véhicules électriques et les grands groupes sont en discussion pour des flottes d’entreprise. En 2013 Renault à lui seul pèse pour 80% dans les ventes de véhicules électriques en France.

Le directeur du CEA conclut en disant que « c’est l’addition des savoir-faire, les NTIC (badges, monitoring,…) et des NTE (batteries) qui nous permet à nous employeurs d’exercer notre responsabilité et d’organiser les déplacements de l’entreprise » et bientôt sur toute la presqu’ile scientifique, dans un plan de déplacements inter-entreprises (PDIE).

antoine.reboul@enviscope.com

A propos de Renault

Pour répondre aux nouveaux défis, tant écologiques qu’économiques, Renault s’appuie sur deux piliers : l’amélioration des technologies existantes avec de nouvelles générations de moteurs à faibles émissions de CO2 et le programme de rupture « Zéro Emission ». Renault a lancé une gamme « Zéro émission » avec Fluence ZE et Kangoo ZE commercialisées en 2011 et suivis en 2012 par Twizy, quadricycle urbain novateur et ZOE, premier véhicule 100% électrique commercialisé depuis le mois de mars.

Avec son partenaire Nissan, Renault vise le leadership mondial de commercialisation de véhicules zéro émission.

 www.twizyway.com   

A propos du CEA

Acteur majeur de la recherche, du développement et de l’innovation, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives intervient dans quatre grands domaines : les énergies bas carbone (nucléaire et renouvelables), les technologies pour l’information et les technologies pour la santé, les très grandes infrastructures de recherche (TGIR), la défense et la sécurité globale. Pour chacun de ces quatre grands domaines, le CEA s’appuie sur une recherche fondamentale d’excellence et assure un rôle de soutien à l’industrie.

Installé au cœur d’un environnement scientifique, industriel et universitaire très riche, le centre CEA de Grenoble consacre l’essentiel de ses recherches au développement des nouvelles technologies, dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’information et de la communication. Des batteries électriques aux nanotechnologies en passant par les matériaux et les biotechnologies, le CEA Grenoble est à la pointe de la recherche technologique et participe activement au transfert de ces connaissances vers l’industrie

www.cea.fr/le-cea/les-centres-cea/grenoble

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