Les adhérents du Syndicat d’Apiculture du Rhône signale 49% de pertes hivernales
Les pertes de ruches signalées pour la période du 1er novembre 2007 au 28 avril 2008 sont de 57 % pour les 241 adhérents du Syndicat d’Apiculture du Rhône qui a réalisé une enquête auprès de ses adhérents. Les chiffres sont diffusés sur le site du syndicat http://www.rhone-apiculture.fr
Les pertes signalées ont été de 49% pour la période du I er novembre au 29 février, et de 8 % supplémentaires pour la période allant du 1er mars au 28 avril. Il faut rappeler que comme toute espèces, les abeilles connaissent une mortalité naturelle, considérée comme normale jusqu’à 10 ou 20%.
Mortalité supérieure dans les plaines
Le syndicat souligne l’importance de l’environnement des ruchers : de 54% à 70% de pertes dans un environnement d’arbres fruitiers, de céréales, de vignes. Dans un environnement de cultures maraichères, et de prairies artificielles, les pertes iraient de 50 à 51%. Elles seraient de 47 à 48% près de cultures de maïs. En centre ville, elles seraient de 23% et de 13% dans les zones naturelles boisées. Le Syndicat souligne donc le rôle capital de l’environnement végétal, via la présence ou non de traitement par des pesticides.
L’enquête du Syndicat s’en tient aux effets de l’utilisation des produits homologués ou de produits divers. Les pertes de ruches vont de 58% (sans traitement) à 31% pour une bithérapie, un traitement prévoyant un traitement d’hiver.
L’enquête finalement souligne que c’est le lieu de collecte du pollen, de mai à octobre qui est important, plus que le lieu d’hivernage. Une miellée dans une zone d’arbres fruitiers et de maïs provoquerait plus de problèmes. Une miellée dans une zone de montagne, serait favorable à une faible mortalité.
En effet, il est bien connu que dans des secteurs identiques sur le plan de l'environnement végétal, les mortalités peuvent varier considérablement, d'un rucher à l'autre, d'une ruche à l'autre en quelques dizaines de mètres. L'enquête du syndicat n'évoque pas de maladie, en particulier le rôle de virus. Cette lacune reflète l'absence d'outil sérieux de surveillance sanitaire des populations d'abeilles.
Fruitiers: une accusation sans suite
De plus es mises en cause du Syndicat d’Apiculture restent générales. C’est ainsi que les apiculteurs n’ont pas donné suite à lé dénonciation qu’ils avaient faite d’un problème survenu en mars dans les secteurs de Soucieu-en-Jarrest, Thurins, Messimy et Bessenay, où des abeilles auraient été décimées par des traitements sur des pêchers dans plusieurs vergers.
Le Syndicat avait mis en cause un insecticide, Confidor et pris contact avec la SICOLY, coopérative fruitière qui s’était dit prête à collaborer pour faire la lumière sur le dossier. Or, depuis plusieurs semaines, le syndicat d’apiculture n’a pas fait avancer le dossier.
De même, à notre connaissance, aucune action n’a été engagée auprès de l’administration, voire auprès de la justice, pour faire réaliser une enquête et établir des responsabilités. Le dossier de la mortalité des abeilles demeure donc dans flou qui dérange.
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