Les bandes enherbées divisent par deux le ruissellement des pesticides
L’installation de bandes fleuries est efficace pour réduiree les transferts de pesticides vers les cours d’eau. C’est la conclusion d’études pilotées par le CEMAGREF sur les bassins de l’ARDIERES et de la MORCILLE, dans le Beaujolais.
La viticulture beaujolaise a pendant plusieurs dizaines d’années énormément pollué les cours d’eau qui traversent le vignoble. Au printemps avec les herbicides, puis avec les traitements contre divers problèmes (insecticides, fongicides, biocides en général) la viticulture a profondément perturbé des cours d’eau comme l’ARDIERES et son affluent de la rive gauche, la MORCILLE.
L’ARDIERES qui prend a source dans le massif du MONT SAINT RIGAUD (près de 1000 mètres d’altitude) traverse au long de ses 28 kilomètres un bassin versant de 200 kilomètres carrés couvert à hauteur de 44% par la vigne, couvert de pâturages à 36% et de forêts à hauteur de 20%. Son affluent la MORCILLE, ne mesure que 8 kilomètres, mais son bassin versant de 9 ,5 kilomètres carrés est à 60% couvert de vignes. I offre donc les conditions expérimentales intéressantes pour étudier l'impact de la viticulture sur un cours d’eau.
Un observatoire de terrain
Les deux rivières constituent pour les chercheurs du CEMAGREF un atelier ( équipé dans le cadre des programmes) pour rassembler des données. Une expérience menée en 2006 sur une parcelle traitée avec des pesticides et des produits du commerce, ont montré qu’une bande enherbée permet de retenir de 42 à 66% des pesticides dans les 50 premiers centimètres de sols. Plus de 50% des pesticides sont retenus même dans un contexte défavorables et dans des sols sableux (fréquents dans le Beaujolais) donc très perméables.
Ces conclusions justifien donc l'extension des bandes enherbées le long des vignes, des cultures où les traitements, même en diminution restent importants.
CEMAGREF (Sciences, eaux, et territoires). Le Centre a réalisé les études dans le cadre de partenariat avec les Universités Lyon 1 et de SAVOIE, avec le CNRS, l’INRA, l’ENTPE, l’ENSMSE, l’UMR Géosol de l’Université de Bourgogne, mais aussi avec la Chambre d’Agriculture du Rhône, le Comité de Développement du Beaujolais, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, le Lycée Viticole de Bel Air, à Belleville sur Saône et le CROPP (Centre régional d’observation des produits phytosanitaires)
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