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Aéroport Saint-Exupéry: les inconnues du transport aérien planent au dessus d’un projet d’extension

La construction d’une troisième et d’une quatrième piste de l’aéroport Lyon Exupéry reste une crainte pour l’association ACENAS ( Association contre l’extension de l’Aéroport de Saint-Exupéry). Le projet , autorisé par les réserves foncières de l’Etat, n’est pas programmé à court terme en raison du marché aérien et des possibilités actuelles d’accueil du trafic. Le projet pourrait revenir à l’horizon 2020




La réduction des nuisances quotidiennes générées par l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, sur une zone peuplée de 300 000 habitants, ont fait l’objet d’actions ces dernières années, dans le cadre d’échanges, de négociations, entre les gestionnaires, les pouvoirs publics, et les associations de riverains. Le fonctionnement de l’équipement a été l’objet de diverses mesures et les associations comme l’ACENAS maintiennent leur pression pour la surveillance de la qualité de l’air, de l’eau, du bruit.


Des mesures permanentes sont réalisés au dessus de l’aéroport « Nous connaissons en permanence les problèmes qui peuvent se poser. Si un avion dépasse les limites, et si un riverain signale un problème, nous pouvons grâce aux enregistrements, trouver une explication, savoir si le pilote a effectué de lui-même ou la demande de la tour de contrôle, une manœuvre particulière ” explique Lionel Lassagne, directeur du développement durable de l’aéroport. C’est ainsi que les pilotes ne doivent pas utiliser les inverseurs de poussée pour freiner à l’atterrissage.




La construction d’une troisième piste et d’une quatrième pistes restent néanmoins le point de fixation pour les adhérents inquiets de l’ACENAS. L’Etat possède en effet à l’ouest du site actuel, et de la ligne à grande vitesse, 950 hectares de réserves foncières. Longtemps, la construction de nouvelles pistes a été un objectif rapproché. Le transport aérien croissait à des rythmes tels que les gestionnaires de la plate forme lyonnaise pouvait légitimement penser des investissements nécessaire à court terme.



Les temps ont changé. Au delà du 11 septembre, le marché aérien a changé. Il s’est organisé en plate formes nationales ou continentales pour les vols les plus longs, plateformes concentrées sur certaines grandes métropoles. A le recherche de prestation moins chères, les compagnies à bas prix se sont posées sur beaucoup d’aéroports secondaires. Les compagnies de charter ont fait de même et beaucoup ont choisi des aéroports plus petits que Saint-Exupéry, même si ce dernier a sa part du marché.


Michel Transy, porte parole de l’ACENAS, se réjouit d’un trafic inférieur. « Le trafic est de 7 millions de passagers, mais il ne faut pas oublier que le flux généré par la seule compagnie Air France , avec 1,7 million de passagers qui arrivent et autant qui partent avec cette compagnie, qui représente la moitié de l’activité de Saint-Exupéry ». Michel Transy souligne aussi que l’emport, nombre effectif de passagers embarqués pour chaque vol, est encore faible, 54 passagers seulement. « Cela signifie que le nombre de passagers de l’aéroport peut encore beaucoup croitre sans augmentation du nombre des avions». L’association des riverains se rassure en voyant l’évolution du marché, vers d’autres plateformes, vers des avions plus gros.



Changement de statut du gestionnaire



Elle se rassure aussi pour le moment, dans une certaine mesure, devant le changement de gestionnaire de Saint-Exupéry. Jusqu’au printemps, l’aéroport était concédé à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon ( CCIL) dont il était un service. Depuis le printemps, l’aéroport est géré par une société anonyme, dont l’Etat détient 60%, la CCIL 25%, la Région, le Grand Lyon et le Département du Rhône chacun 5%. La société détient une concession pour exploiter l’aéroport jusqu’en 2047. Et l’Etat devrait vendre une partie de ses actions en 2012.



« L’entrée de gestionnaires privés rendrait les investissements plus prudents » . C’est l’hypothèse de l’ACENAS. Mais des investisseurs engagés dans le secteur de la construction pourraient envisager au contraire, une extension du pôle.


Lionel Lassagne, confirme l’impact du changement de concessionnaire, et surtout l’impact des évolutions du transport aérien. L’aéroport peut aujourd’hui augmenter son trafic jusqu’à 10 ou 11 millions de passagers, même si des risques de saturation peuvent parfois exister. Le transport aérien sera aussi confronté, reconnait le directeur du développement durable aux contraintes énergétiques et aux réductions des émissions de gaz à effet de serre. Les facteurs d’incertitude sont nombreux.


Mais rappelle Lionel Lassagne, l’Etat possède les réserves foncières, pour qu’un jour l’aéroport puisse s’étendre. Le besoin pourrait ne pas s’exprimer avant une quinzaine d’années.


michel.deprost@free.fr





Les entreprises de la zone aéroportuaire


informe les habitants des offres d’emploi



Lionel Lassagne rappelle les actions menées par ce dernier pour améliorer son insertion non seulement environnemenale, mais aussi économique et sociale.


Le secteur de l’aéroport comprend 200 entreprises qui emploie 5000 ersonnes.


Un accord a été réalisé pour fire connaître les offres d’emplois aux riverains en leurs ofreant une priotié pendant une semaine. Chaque année, environ 200 personnes du voisinage de l’aérport sont ainsi embauchées. L’aéroport met aussi en avant ses atouts en direction des investisseurs, qui sont aussi invités à s’installer dans le secteur, ce qui apporte des emplois.




Pour en savoir plus:


Aéroport: http://www.lyon.aeroport.fr/


Acenas: http://assoc.orange.fr/acenas/index.html


CORIAS: http://www.corias.org/page_web/page_CORIAS.htm

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