Environnement

Antoine FATIGA ( Front de Gauche) : il faut agir vraiment pour le report modal dans les Alpes

Pour Antoine Fatiga, Conseiller régional Front de Gauche de Rhône-Alpes l’absence de mesures en faveur du report modal dans les Alpes favorise le transports et les opposants à la liaison Lyon-Turin.

Les conséquences de l’absence de décision en faveur du report modal ?

L’absence de politique claire de la part de l’Etat en faveur du report modal est un problème. On attend des décisions fortes depuis six ans . Actuellement les remorques sont placées sur les train à Aiton en Savoie. Il fallait par exemple, décider depuis longtemps de créer nouvelle une plate forme de chargement pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine, pour permettre le transfert de la route vers le rail dès l’Est lyonnais, du côté d’Ambérieu-en-Bugey.

Antoine Fatiga, qui est aussi responsable de la CGT Transports en Savoie, rappelle qu'il faut créer une nouvelle plate forme pour l'Autoroute Ferroviaire Alpine, à l'Est de Lyon ( photo CR RA)
Antoine Fatiga, qui est aussi responsable de la CGT Transports en Savoie, rappelle qu’il faut créer une nouvelle plate forme pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine, à l’Est de Lyon ( photo CR RA)

Les conséquences de l’abandon de l’écotaxe?

L’écotaxe poids lourds était une bonne décision qui permettait de faire payer au transport routier le vrai prix des dommages causés à l’environnement et aux infrastructures routières.

Au lieu de cela le Gouvernement a abandonné l’écotaxe. Il a même augmenté  la charge autorisée à l’essieu qui est passée à 44 tonnes. C’est un gain de productivité énorme pour les transporteurs, mais c’est aussi une charge supplémentaire évaluée à 100 millions d’euros par an à la charge des collectivités qui entretiennent les routes, en premier lieu les départements.

 

L’absence de report modal fait le jeu des opposants au tunnel de base, le premier élément de la liaison transalpine, qui ont beau jeu de mettre en avant le trafic insuffisant transporté par la voie ferrée. On constate un alignement des positions entre les opposants au Lyon Turin, le secteur routier et le gouvernement.

La solution?

Il faut faire comme les Suisses qui ont décidé (1) de faire payer au transport routier une taxe qui impose aux poids lourds qui traversent le pays de contribuer aux impacts sur l’environnement et sur les infrastructures.

Comment se prépare le Lyon Turin dans la vallée de la Maurienne?

Sur le plan local, des réunions se tiennent entre les collectivités, l’Etat les organisations socio économiques, syndicales, pour faire des propositions qui devraient rentrer dans le cadre du projet Contrat de Projet Etat Région, pour gérer l’impact du chantier, mais aussi l’avenir de la vallée.

Recueilli par michel.deprost@enviscope.com

1) La RPLP votée par les Suisses a été mise en place le 1er janvier 2001, dans le cadre de la sécurité routière, de la lutte contre la pollution routière, de la gestion intérieure de la mobilité..

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