Mobilité

SNCF en Rhône-Alpes: bons résultats pour les voyageurs mais recul pour le fret

Josiane Beaud, directrice régionale de la SNCF pour Rhône-Alpes, s’est présentée ce mardi aux journalistes de la presse lyonnaise.


Alors que l’activité 2008 a donc été en léger progrès pour les TER Rhône-Alpes, la situation est franchement négative pour le secteur fret. « Nous sommes en recul de 26% en 2008, alors que la moyenne du secteur est de 37%” explique Josiane Beaud. La situation du fret est difficile, pour le ferroviaire comme pour le fret routier, la SNCF étant le premier transporteur routier. Les difficultés du secteur sont bien sûr amplifiées par la récession économique. Mais des causes structurelles expliquent la situation et le fait que Veolia Cargo soit à vendre.


Devant une situation aussi complexe, Guillaume Pépy, explique Josiane Beaud, a demandé un « diagnostic » de l’activité fret. La directrice régionale a expliqué que le diagnostic sera large. Elle a annoncé qu’il serait important que les cheminots participe à ce diagnostic. Ce diagnostic se veut donc plus profond que les démarches précédentes qui étaient des « plans ».


Voyageurs: Rhône-Alpes dynamique


L’ombre du fret qui pèse aussi sur Rhône-Alpes, n’empêche pas Josiane Beaud d’être satisfaite de son arrivée à la tête d’une région à l’activité variée. « Lyon est la plaque tournante européenne pour les TGV, que ce soit pour le sud ou pour le nord. La Part-Dieu est la gare qui reçoit le plus de TGV avec 85 trains par jour


Gares souterraines


Rhône-Alpes est aussi la région la plus active pour les Transports Express Régionaux ( TER), avec 33 millions de voyageurs par an, 1250 trains par jour, plus de 250 points d’arrêt et 600 autocars. Rhône-Alpes est aussi une région stratégique en raison des travaux ou projets engagés, comme le Réseau Express de l’Agglomération Lyonnaise (REAL), le Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise, la liaison Lyon-Turin. L’objectif reste de dénouer le nœud ferroviaire lyonnais, dans un contexte qui pousse à étudier toutes les solutions, en particulier des projets de gares souterraines.


Ces investissements, dans les gares, dans les matériels, dans l’information des voyageurs ( à améliorer) justifient la hausse des tarifs. Ces derniers ont augmenté de 3,4% pour les voyageurs, mais Josiane Beaud a comparé cette augmentation à la hausse moyenne de 5 à 6% des tarifs dans d’autres sociétés ferroviaires en Europe. Ces augmentations justifiées par la recherche de rentabilité de l’entreprise permettent de rappeler que la SNCF n’a pas en tant qu’entreprise à développer une politique tarifaire sociale. Réduction de prix, gratuité: c’est à l’Etat de décider de ces tarifs et de prendre en charge le coût du manque à gagner.


michel.deprost@enviscope.com


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