Formation

Sur la presqu’île scientifique de Grenoble, la première pierre verte de GreEn-ER

Sur quelque 10 000 m2 de terrain, mis à la disposition par le CEA, comme ne manquera pas de le préciser avec humour Jean Therme, le directeur de la recherche technologiques du CEA, vont se trouver rassemblées des équipes originaires d’entités diverses : celles du génie énergétique et nucléaire, de l’ingénierie de l’énergie électrique ou hydraulique, d’Ense3 et Phelma, celles du laboratoire G2Elab et des plateformes formation/recherche (Predis et Mee). Grenoble INP et l’Université Joseph Fourier y proposeront plusieurs masters spécialisés dans le domaine de l’énergie et de son management. Ce qui est important c’est la mutualisation des savoirs, la complémentarité des équipes, l’ouverture et la collaboration avec l’industrie. Les bâtiments de Schneider Electric sont à quelques pas, de l’autre côté de l’avenue !

  

Olivier de Guinaumont président d’Effigreen, Bertrand Girard président de l’Université de Grenoble (absent sur la photo), Jean Therme directeur du CEA, le recteur d’Académie Daniel Filatre, la ministre Geneviève Fioraso, Frédéric Périssat secrétaire général de la préfecture, Michel Destot maire de Grenoble, Marc Baïetto président de la Métro, Eliane Giraud vice-présidente de la Région, de nombreux élus et universitaires pour l’inauguration de GreEn-ER, qui accueillera les équipes de Brigitte Plateau administrateur général de Grenoble INP et de Patrick Lévy président de l’UJF [photos Enviscope].

C’est le premier PPP (Partenariat public-privé) de l’opération Campus. Le Groupe Eiffage et le cabinet d’architecture Groupe 6 sont les pilotes de la conception et la réalisation. L’industriel assurera l’exploitation du site pendant 26 années, à l’issue desquelles il remettra les installations à la collectivité. « Une fois de plus Grenoble a su emporter le défi » reconnait Geneviève Fioraso, qui dit avoir craint que l’opération ne mette du temps à se concrétiser. Pour la ministre comme pour les autres personnalités, qui se succèderont à la tribune inaugurale, c’est indiscutablement une grande fierté de voit démarrer les travaux (avec un mois d’avance) de ce pôle mondial de la recherche sur l’énergie et les ressources renouvelables.

Une tête d’épingle depuis Shanghai

Comme se plaira également à le souligner le maire de Grenoble, « ce qui me fait plaisir, c’est le mot université sans S ». En effet le projet est porté par le PRES (Pôle recherche enseignement supérieur) de l’Université de Grenoble, qui réunit les six universités de Grenoble et de la Savoie. Depuis le 22 juillet de cette année, la loi a transformé l’Université de Grenoble, présidée par Bertrand Girard, en une Communauté d’Universités et d’établissements. Sur ce point-là la ministre insiste elle aussi sur l’importance de ce regroupement, expliquant que « depuis Shanghai nous apparaissons comme une tête d’épingle, quand nous ne sommes pas tout simplement ignorés. »

Michel Destot a rappelé aussi l’équilibre entre la partie universitaire et le volet urbain, l’émergence d’une ville intelligente, à travers l’extension du tramway, la création d’un pass mobilité, la réalisation des premiers ensembles de logements, comme l’ilot Cambridge.

antoine.reboul@enviscope.com

Pour découvrir la visite en 3D de l’implantation de GreEn-ER, réalisée par Groupe 6 : cliquez ici

 

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