Eolien en Haut Bugey : Echallon et Charix veulent être partenaires des projets

Dans le Haut Bugey, les communes de Charix et d’Echallon ont souhaité investir aux côtés de CNR dans la construction de deux parcs éoliens.

Les projets étaient anciens. “Cela fait une dizaine d’années, qu’on en parlait. Des contacts ont eu lieu avec des entreprises étrangères.” explique Daniel Savoye, maire d’Echallon. Mais les projets n’ont pas avancé. Ni à Echallon, ni, non loin de là, à Charix. Jusqu’à la proposition présentée par CNR, qui a facilité le dialogue. Pour les deux communes, l’éolien ne révolutionnera par la vie locale, mais c’est un signe de modernité et la source de quelques revenus.

Echallon, un peu moins de 800 habitants, est une commune essentiellement forestière. Elle est riche d’une scierie, d’une entreprise qui fabrique des ustensiles en bois pour barbecues. Le dernier agriculteur est parti à la retraite, mais un éleveur devrait s’installer. La commune possède quelques artisans, un mécanicien. Elle se peuple doucement.

Il faut dire qu’Echallon faite partie de Haut Bugey Agglomération qui regroupe autour d’Oyonnax, capitale de la Vallée du plastique, 36 communes peuplées de quelque 50 000 habitants. Communauté de communes à sa création, Haut Bugey est communauté d’agglomération depuis le . Mais ce qui stimule la croissance d’Echallon, c’est le dynamisme de l’agglomération franco-genevoise. A quinze kilomètres de Bellegarde-sur-Valserine, devenue presque banlieue de la métropole franco-suisse, Echallon attire de nouveaux frontaliers. Les maisons anciennes trouvent preneurs, des pavillons sortent de terre, le bourg est vivant.

L’éolien apportera un surcroît de recettes

Autre future commune éolienne, Charix, quelque 300 habitants, vit largement du tourisme. “Nous produisons du lait pour le Comté, et du lait de brebis, pour la tome, mais nous avons comme activité principal le tourisme, en été comme en hiver. Ici aussi, le projet éolien est ancien mais c’est CNR qui a convaincu“, explique Didier Palisson, maire.

Les élus ont travaillé en confiance avec la compagnie publique. Ils ont d’autant plus fait confiance que l’Ademe a versé à chaque collectivité une subvention qui lui a permis de devenir actionnaire de la société d’études. Ces dernières sont en cours : étude de vent, études écologiques. C’est ensuite qu’il sera possible  de déterminer le nombre de machines à installer, la puissance totale.

Le temps de l’investissement viendra. Même en revendant les actions de la société de développement, les communes n’auront pas les moyens d’être actionnaires significatifs pour un investissement aussi lourd. Elles seront des actionnaires symboliques, mais attentifs.  Elles percevront les dividendes de l’activité, une partie des recettes de vente d’électricité, un loyer pour les surfaces sur lesquelles les mats seront installés.

Pas de manne éolienne donc, pas de trésor, mais une exploitation sage du potentiel naturel de ce coin de montagne sans histoire.

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