Construction et aménagement

ESPEROPOLIS identifier la source des pollutions lumineuses

 INGELUX a développé un outil dediagnostic des sources d’éclairage qui éclairent davantage le ciel que le sol, entraînant une pollution lumineuse du ciel. Le projet Esperopolis,  présenté à l’occasion de Pollutec a été financé en partie par la région Rhône-Alpes.

INGELUX, créée il y a douze ans et basée à Vaulx-en-Velin, est une société de conseil en lumière naturelle et artificielle. Sa mission principale, outre la conception de lumière, consiste à préconiser et dimensionner l’éclairage qu’il est nécessaire d’installer dans les rues ou sur des bâtiments, que ce soit pour de la construction ou de la rénovation.

Nos clients sont des maîtres d’ouvrage qui font appel à des architectes ou à des éclairagistes pour concevoir ou rénover un bâtiment. “, explique Christophe Marty, Directeur associé d’Ingelux. Ces maîtres d’ouvrage sont par exemple des collectivités locales, comme le Grand Lyon, pour la voirie.

Un projet cofinancé par la région Rhône-Alpes.

Il y a trois ans, INGELUX a mis en place un projet innovant financé par Oséo et la Région Rhône-Alpes. En effet, celle-ci accompagne régulièrement des entreprises dans des projets innovants et d’expérimentation. “Ce projet a pour nom Esperopolis” indique Christophe Marty. Il s’agit du développement d’un outil qui permet d’identifier d’où vient la pollution lumineuse du ciel. En effet, certaines sources d’éclairage sont positionnées de telle façon qu’elles éclairent le ciel, et pas suffisamment le sol.

Ainsi, il arrive par exemple qu’un luminaire installé sur un parking soit mal réglé, et qu’il éclaire davantage le ciel que le sol. Cela entraîne d’une part une perte d’énergie, et d’autre part, cela crée une pollution lumineuse, qui empêche notamment, de voir correctement les étoiles. “Ces mauvais réglages conduisent à une dégradation de l’environnement lumineux, sans parler de l’impact sur la faune et la flore.”, estime Christophe Marty.

Répondre aux besoins des villes.

Concrètement, un hélicoptère dans lequel est installé un appareil de mesure effectue un vol autour d’une agglomération, pour identifier l’éclairage qu’il y a au sol, et voir d’où vient la pollution lumineuse du ciel. Or, INGELUX a développé l’appareil de mesure, ainsi que le système d’analyse de ce qui a été mesuré. “Ce projet s’inscrit dans un besoin qu’ont les agglomérations de réaliser des économies d’énergie”, déclare Christophe Marty. En outre, cet outil va permettre aux villes de hiérarchiser leurs actions, c’est-à-dire parfois régler un éclairage, au lieu de le faire refaire. Ce projet est également un outil d’évaluation de la pollution globale.

Les expérimentations menées au cours de ces trois ans se sont notamment déroulées dans la ville de Grenoble. L’outil est disponnible depuis un mois et demie. Christophe Marty précise que “pour ce projet, les clients d’Ingelux ne sont pas seulement des agglomérations de la région Rhône-Alpes, mais également d’autres villes, françaises ou étrangères, comme Copenhague ou Barcelone”. Une fois que les essais dans une ville auront été effectués, un document sera produit, puis remis aux clients, dans lequel les actions à mettre en place seront indiquées.

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

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