Environnement

Fessenheim: la fédération Mines Energie CGT dénonce les risques d’un arrêt prématuré

Lors du Comité central d’entreprise d’EDF, la  FNME-CGT de l’énergie a rappelé l’impact négatif d’une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le syndicat rappelle que l’ASN estime l’équipement comme sûr.

La CGT rappelle qu’à l’issue des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires post-Fukushima, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a considéré que les installations examinées présentaient un niveau de sûreté suffisant pour qu’elle ne demande l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles. En 2011 et 2013, l’ASN avait émis un avis positif pour la poursuite de l’exploitation des unités de production n°1 et n°2 de Fessenheim pour 10 années supplémentaires.

Le 8 janvier 2016 , la Direction d’EDF célèbre les 12,9 TW/h produit en 2015 par la centrale de Fessenhem, et son intégration des prescriptions complémentaires de sûreté liées à l’événement de Fukushima et des standards d’exigence les plus récents et les plus élevés.

Pour la CGT, c’est une aberration économique  qui peut pousser une entreprise à se séparer d’une centrale amortie depuis longtemps et qui dégage un bénéfice d’exploitation d’environ 200 millions d’euros par an, chiffre porté au crédit d’Henri Proglio.  La Fédération CGT met en face de ces 200 millions de résultat annuel, le montant de l’indemnisation avancé par Ségolène Royal , 80 à 100 millions d’Euros.  ne partie de cette somme devrait être reversée aux opérateurs étrangers – l’Allemand EnBW et les suisses Alpiq, Axpo et BKW- co-actionnaires de Fessenheim et qui disposent à ce titre de droits de tirages spéciaux. Le manque à gagner en ferme fessenheim au lieu de poursuivre l’exploitation pendant dix ans serait de 2 milliards.

Les conséquences de cette fermeture seraient donc ressenties bien au-delà d’EDF. Environ 2 200 emplois agents EDF, prestataires et induits, seraient affectés et les revenus de 5 000 personnes qui dépendent de la centrale, qui seraient détruits. L’impact écologique de cette fermeture est loin d’être négligeable, puisqu’elle obligerait le démarrage de moyens de production plus coûteux en CO2 pour passer les pics de consommation. Pour rappel le Cycle combiné émet 427 g/kWh et le gaz naturel, 883 g/kWh contre 6 g/kWh pour le nucléaire.

 

 

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