Mobilité : Genève veut des taxis volants autonomes

Le projet de «Drone Taxi» en est à ses balbutiements. Pour l’instant, la Chine s’illustre dans le domaine. En février, la start-up Ehang a réalisé son première vol public de démonstration avec passagers. Suivi par les États-Unis, le géant Airbus fait aussi des essais. Mais, le rêve de taxi volant s’est répandu et Genève ne veut pas être en reste.

Le canton de Genève réfléchit à sa stratégie pour développer l’utilisation de drones pour le transport de personnes. Une étude va être réalisée dans le cadre de l’initiative de mobilité urbaine aérienne (UAM Initiative) du Partenariat européen d’innovation sur les villes et collectivités intelligentes (EIP-SCC). L’office de promotion des industries et des technologies (OPI) devra déterminer la faisabilité de ce projet. Puis, au cours du premier trimestre 2019, le Conseil d’État évaluera les résultats. Si l’étude est approuvée, un premier démonstrateur pourrait voir le jour fin 2020.

Le Canton de Genève veut représenter la Suisse au sein du projet européen. Ce véhicule autonome sans pilote pourrait répondre au problème des trafics de plus en plus saturé. Pour Luc Barthassat, conseiller d’Etat chargé du département des transports ” l’examen du potentiel du transport de personnes par drones, en définissant les contraintes pour l’expérimenter”, est une manière d’encrer Genève “dans la voie du développement du transport urbain de troisième dimension.

Au-delà de cette volonté d’innovation, il est surtout question d’”offrir une alternative aux projets qui viennent des USA ou de la Chine “, explique Laurent Horvath, membre du comité directeur de l’Association mondiale des villes smart, OASC. L’Europe veut en effet se démarquer et “donner la voix à ses régions” sur les enjeux de ce nouveau type de mobilité.

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