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La construction d’un Synchrotron en Afrique a été décidée à Grenoble

Une source de rayons X sera construite en Afrique pour permettre le développement des sciences dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’environnement. C’est le sens de la ” déclaration de Grenoble” adoptée lors de la conférence tenue du 16 au 20 novembre à l’ESRF (Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron), à Grenoble.

Dans le cadre de l’année UNESCO internationale de la lumière plus de 80 scientifiques du monde entier et responsables gouvernementaux se sont réunis à l’ESRF  (Grenoble) pour une première Conférence consacrée à la création d’un Synchrotron en Afrique.

Les objectifs : renforcer, sur le continent la communauté scientifique des utilisateurs de source de rayonnement synchrotron et lancer le processus menant à la construction d’une source de lumière en Afrique.
Une source de proximité permettrait aux chercheurs africains de mener des travaux dans des secteurs stratégiques pour répondre aux défis sociaux, environnementaux, économiques auxquels est confronté le continent : étude des maladies comme le paludisme, le sida, la tuberculose, Ebola, développement de nouveaux médicaments. Le rayonnement peut être utilisé pour les technologies et sciences de l’énergie, du climat, de l’environnement, des matériaux, en physique, en sciences de l’ingénierie, la paléontologie et l’étude du patrimoine culturel.

Renforcer la recherche en Afrique

Pour Simon Connell, Président du Comité d’organisation “Les travaux réalisés durant cette semaine posent les bases solides pour envisager une future source de lumière synchrotron en Afrique. A court et moyen terme, cela va contribuer à renforcer ,en Afrique ,la communauté scientifique des utilisateurs de rayonnement synchrotron. Avec la«déclaration de Grenoble». La communauté africaine des rayons a exprimé son désir de travailler ensemble à promouvoir l’utilisation des sources rayonnement synchrotron, avec comme perspective la création d’un synchrotron en Afrique. Cette feuille de route devrait contribuer à la «renaissance» de la Science africaine, au retour de la diaspora scientifique africaine, au développement d compétences, à l a formation d’une nouvelle génération de scientifiques, à la croissance et à la compétitivité de l’industrie africaine et au développement de recherches utiles pour le continent africain.

Comme l’ajouté Sekazi Mtingwa,l’un des acteurs novateur du projet,“L’Afrique est les seul continent habité qui ne possède pas de synchrotron. Si les pays africains veulent prendre en main leurs destinées, être plus compétitif sur le plan économique, social, politique, l’accès à une source de rayonnement synchrotron de proximité est une nécessité absolue.

 

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