Environnement

La liaison transalpine rééquilibrera l’Europe au Sud

La liaison transalpine rééquilibrera l’Europe au Sud

Le Comité Pour la Transalpine maintient la pression sur le Gouvernement français pour sécuriser le financement du tunnel euralpin et pour la réalisation des accès français.
Le Comité pour la Transalpin remet sur le métier son inlassable travail de pédagogie en faveur de la liaison Lyon-Turin, pour convaincre un gouvernement sans doute conditionné par une vision parisienne, francilienne et même surtout ouverte sur l’Europe du nord.

La Transalpine rappelle que la France ne peut se réduire à  une vision centralisée qui considérerait le Sud Est et les Alpes comme une région périphérique. Loin de là, le liaison Lyon-Turin, est essentielle pour un développement équilibré du territoire national. Une vision qui est celle de l’Europe, qui a une vision continentale. ” Pour l’UE,  rappelle le Comité pour la Transalpine,  la liaison Lyon-Turin et la structuration du Corridor méditerranéen s’inscrivent dans une politique globale d’aménagement du territoire. L’ambition est de favoriser un rééquilibrage économique au profit de l’Europe du Sud.”

La future liaison représente, souligne le Comité, ”  une formidable opportunité sur le plan économique : dynamisation des exportations grâce à une infrastructure bénéfique à la compétitivité des entreprises, création d’emplois induits par le développement de nouvelles activités liées aux transports et à la logistique, attractivité touristique…”

Créer des liens vers l’Est de l’Europe

Le Lyon-Turin offre à la France l’opportunité de se repositionner au carrefour d’un réseau de trafics stratégiques qui ont progressivement glissé vers l’Est de l’Europe. Le développement européen est fort au nord du continent, et au centre du continent. La France risque d’être en marge de ce développement si elle n’est pas reliée à ces régions actives.  ” Le Lyon-Turin se distinguera en effet comme le seul axe européen capable de capter des trafics Ouest-Est et Nord-Sud.”
L’axe du Lyon-Turin offrira un itinéraire alternatif pour les trafics routiers en provenance de la péninsule ibérique et du Sud-Ouest de la France. Il offrira des débouchés pour les ports de la façade atlantique en plus du débouché pour le port de Marseille qui con nait un regain de dynamisme. Pour les trafics Nord-Sud, le Lyon-Turin est l’axe naturel pour les trafics sur l’itinéraire Londres / Paris / Lyon / Milan. Or, ces flux transitent aujourd’hui hors de l’Hexagone, notamment par la Suisse et ses tunnels, en suivant le le corridor ferroviaire Rhin-Alpes.

Trains et ports comme système performant

La compétitivité de la France est en jeu. C’est à dire sa capacité à produire et à écouler ses productions dans des conditions économiques ( et environnementales)  efficaces. Cette compétitivité est entravée par des modes de transports dont les impacts énergétiques et environnementaux sont largement négatifs.  Le Comité pour la Transalpine met en avant que la France ” doit s’appuyer sur un réseau performant de fret ferroviaire connecté aux plateformes portuaires et aux réseaux européens.”  Au delà , de l’Europe, c’est la connexion avec le continent eurasien qui est en jeu. Avec le développement des Nouvelles Routes de la Soie, le Lyon-Turin est un point de passage naturel d’Ouest en Est.

 

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