Énergie

La Métro Grenoble s’engage concrètement pour les techniques de la ville post-carbone

Le conseil de la Métro de Grenoble du 27 mai est présenté comme le point de départ d’une politique visant à faire de Grenoble une agglomération réellement engagée dans la réalisation d’une agglomération décarbonée. La convention avec Eiffage sur un programme de recherche et développement dans le domaine de la ville durable, intitulé Phosphore 4. Cette convention mobilisera de nombreux ingénieurs, économistes, sociologues et autres
spécialistes dont les cultures sont différentes autour de la ville de demain. Elle devra proposer des solutions innovantes sur la
base de technologies expérimentales et novatrices pouvant s’appliquer concrètement à la ville grandeur nature qu’ambitionne d’être la Métro.
La Métro et la Ville de Grenoble ont été retenues par l’État en décembre 2009, aux cotés de 12 autres
agglomérations, dans le cadre du projet Eco-Cité « Ville de demain ». Le périmètre de l’Eco-Cité grenobloise englobe diverses opérations situées dans la polarité nord-ouest, à savoir : la Presqu’île et l’esplanade à Grenoble, l’opération Porte du Vercors sur les communes de Sassenage et Fontaine et le parc d’Oxford à Saint-Martin-le-Vinoux.Dans ce cadre, la délibération sollicite les subventions de l’État
pour les études d’ingénierie à travers une convention avec la Caisse des Dépôts et Consignations d’un montant maximal de
300 000 euros pour 2011.

Une expérimentation de véhicules électriques et la mise en place d’une infrastructure de recharge dans l’agglomération a été décidée. L’opération partenariale, baptisée Green Car-e sera menée jusqu’en décembre 2012. Un parc de 16 voitures électriques et d’autant de bornes de recharge seront mis en place et répartis entre plusieurs acteurs : Métro 6 véhicules dont 2 en auto-partage et 6 bornes d’alimentation; EDF 2 véhicules et 2 bornes;ERDF 1 véhicule et 1 borne; SNCF 2 véhicules et 2 bornes; Gaz et Electricité de Grenoble 3
véhicules et 3 bornes et CEA, Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, 2 véhicules et 2 bornes.
Enfin, les élus ont adopté le principe d’un contrat d’axe de la ligne E de tramway proposé par le SMTC ( Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération) . Ce cnotrat conforte l’ambition d’inscrire le renforcement des transports en commun non polluants dans un contexte plus large lié à l’habitat et au développement économique et environnemental de notre territoire. Les collectivités desservies par la future ligne de tramway s’engageront à réaliser un urbanisme permettant de privilégier l’utilisation du tramway et des transports en commun.

michel.deprost@enviscope.com

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