Environnement

La pollution de l’air coûterait jusqu’à 97 milliards par an à la France

La pollution de l’air, intérieur et extérieur en France pourrait coûter jusqu’à 97 milliards d’euros par an selon le rapport d’une commission d’enquête du Sénat.

En tête des coûts viennent les effets directs et indirects sur la santé, le système d’assurance maladie et les conséquences sur la main d’oeuvre. Des coûts sont aussi non sanitaires. Les polluants de l’air sont responsables d’impacts négatifs en termes de baisse de rendements agricoles, de perte de biodiversité ou de dégradation et d’érosion des bâtiments. Ces impacts ont un coût non négligeable, bien que difficilement mesurable.

Des coûts sous-estimés

Plusieurs « coûts cachés » sont associés à la lutte contre la pollution de l’air, comme les dépenses liées aux activités de prévention et de recherche menées par l’administration ou par les agences sanitaires. Le coût non sanitaire est à minima de 4,3 milliards d’euros par an.
Les coûts de la pollution de l’air sont fortement sous-évalués, en raison d’incertitudes portant sur la mesure des effets sanitaires et en particulier les effets sur le long terme. Les impacts de certains polluants sur la santé sont encore mal connus ou n’ont été découverts que récemment. L’effet cocktail des différents polluants de l’air n’est pas pris en compte dans les études épidémiologiques menées qui servent de base au calcul du coût économique de la pollution de l’air. Les effets non sanitaires de la pollution de l’air sont encore très peu documentés.

Des économies de 11 milliards par an

Une étude menée par l’INERIS (Institut National de Risques et de la Sécurité Industrielle)  conclut qu’ à l’échéance 2030, le respect des nouveaux plafonds d’émission nationaux proposés dans le  cadre de la révision de la directive européennes relative aux plafonds nationaux d’émission pourrait induire, en France, des bénéfices sanitaires annuels de l’ordre de 17,7 milliards d’euros, pour un coût des mesures de réduction estimé à 6,4 milliards d’euros par an, soit un gain annuel net de plus de 11 milliards d’euros.

 

 

 

 

 

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