Science

Le Pôle d’innovations constructives évolue pour plus d’efficacité sur les marchés

Pour Cyril Kretzschmar, conseiller régional délégué à la nouvelle économie, « le Pic est potentiellement le 13e cluster de la Région Rhône-Alpes ». De fait il réunit quelque 70 acteurs, entreprises de la filière bâtiment, organismes de formation et institutionnels. Ils travaillent collectivement sur les nouveaux matériaux, se forment et valorisent leurs savoir-faire, développent une approche plus globale pour maîtriser mieux les différents usages.

« Depuis sa création en 2007, alors que l’activité tournait à plein et que la profession avait des problèmes de recrutement, la situation a radicalement changé explique Pierre-Olivier Boyer, président du Pic. Face à une demande complètement plate, il n’est plus possible de travailler en silo » (chacun pour soi, comme des silos posés les uns à côté des autres). Il faut d’une part apprendre à travailler ensemble pour avoir plus d’efficacité sur les marchés[1], et d’autre part aller vers des objets concrets et trouver des accélérateurs, comme l’avait été en 2010 le pavillon Rhône-Alpes[2] à l’exposition universelle de Shanghai ou comme le sera la future plateforme Astus[3].

Travailler ensemble, aller vers des projets concrets                                          

Etant un des dirigeants du cimentier Vicat, Pierre-Olivier Boyer sait l’intérêt partagé que représente l’accompagnement, à l’international par exemple, des PME par les grands groupes de la filière. Il souhaite également produire des démonstrateurs, qui permettent de matérialiser les usages des nouveaux matériaux et procédés.

Dans cette co-organisation, il apprécie que les collectivités assurent un rôle d’accueil des visiteurs étrangers. Ceux-ci pilotés localement pour découvrir des réalisations, dans une forme de ‘‘tourisme industriel’’, il est alors plus facile aux entreprises de concrétiser les affaires.

Déjà la Région, en devenant le guichet des aides européennes, prend une position de leader en matière d’animation économique. « Les collectivités jouent un rôle de catalyseur, aux entreprises d’être les acteurs » conclut Pierre-Olivier Boyer.

antoine.reboul@enviscope.com


[1] Afin de faciliter l’accès aux marchés, le Pic a identifié cinq axes de travail : 1- La vie du réseau, 2- Innovation et nouveaux matériaux, 3- Conception et innovation (architectes), 4- International, 5- Marketing territorial (la Région se vend à travers de ses entreprises)

[2] Le pavillon de la Région à Shanghai, était exceptionnel  sur le plan de la performance énergétique et des matériaux choisis, prenant pour référence le bâtiment de l’Ineed à Rovaltain (26), mais en plus sa réalisation avait été assurée par des professionnels rhônalpins de la filière du bâtiment, qui ont pu pendant une semaine sur place faire démonstration de leur savoir-faire.

[3] Astus : cette plateforme, avec celle de Chambéry une des 10 plateformes du Plan Bâtiment, a pour vocation à faciliter l’accès des TPE et PME à l’ensemble des structures existantes de soutien et d’accompagnement des entreprises de la filière bâtiment. Elle sera implantée aux côtés des Grands Ateliers à Villefontaine et sera un lieu d’échanges et d’expérimentation.

VOIR AUSSI