Éolien

Le renforcement des parcs, solution pour accroitre la puissance éolienne

Dans son récent rapport sur l’électricité renouvelable, Observ’ER, analyse le développement de l’éolien qui se heurte parfois à des oppositions locales fortes. Le remplacement sur le même site, d’éoliennes anciennes, par des machines récentes bien plus puissantes (ou repowering) est une solution.

En 2020 en France, près de 500 MW de parcs éoliens sont arrivés à la fin de leur contrat d’obligation d’achat de l’électricité, et pourraient faire l’objet d’un renforcement. Ce sont de 600 à 1 500 MW par an qui seront concernés d’ici 2032 par cette possibilité. ©B.Mortgat

Le rapport Observ’ER publié récemment (Baromètre 2020 des Energies Renouvelables électrique en France ) explique que le remplacement de turbines sur les opérations les plus anciennes peut être une solution efficace pour améliorer l’exploitation d’un gisement éolien intéressant.

Cette approche prend de l’ampleur en Europe et France. Elle consiste à optimiser les sites déjà exploités, souvent les plus ventés, en installant des technologies plus récentes et plus performantes à la place de machines anciennes.

Près de 500 MW de parcs éoliens déjà en fin de contrat d’obligation d’achat

Cela permet d’augmenter la capacité des fermes éoliennes, les machines initiales de moins d’un mégawatt pouvant aujourd’hui être remplacées par d’autres de 4 MW de puissance unitaire. En 2020 en France, près de 500 MW de parcs éoliens sont arrivés à la fin de leur contrat d’obligation d’achat de l’électricité, et pourraient faire l’objet d’un renforcement. Ce sont de 600 à 1 500 MW par an qui seront concernés d’ici 2032 par cette possibilité.

Il faut cependant se méfier, explique Observ’ER, d’une action trop rapide. Un exemple concret est celui du parc de Gravières, dans la Drôme. Cette installation de 10,5 MW, mise en service en 2006 bénéficiera en 2021 d’un renforcement qui portera sa puissance à 13,8 MW en remplaçant 6 éoliennes de 1,75 MW par des modèles de 2,3 MW.

L’opération a été confiée à la société RES, à l’origine du développement initial du parc. Les nouvelles turbines permettront d’élever la production annuelle de 25 GWh à 32 GWh. La présence à proximité d’une zone militaire empêchait l’installation de machines plus puissante pour ne pas perturber les radars de l’armée. Au regard des évolutions qui vont être faites, le chantier est considéré comme une modification non substantielle du parc éolien, ce qui lui permet de bénéficier d’une instruction simplifiée pour le renouvellement de son autorisation..

Voir également sur Enviscope :

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