Environnement

L’éolien redémarre au premier semestre 2014

Après trois ans de fort fort ralentissement les statistiques publiées ce jour par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie montrent une nette reprise au premier semestre 2014. Cette accélération du rythme de développement de la filière s’explique en grande partie par la mise en œuvre de mesures récentes visant à sécuriser le cadre économique et à simplifier le cadre réglementaire.

Au 30 juin 2014, le parc éolien français a atteint une puissance installée de 8 592 MW. Au cours du premier semestre, 384 MW ont été raccordés soit une multiplication par deux quasiment de la puissance installée par rapport à la période équivalente de 2013. La puissance des projets avec une convention de raccordement signée continue de progresser, ce qui confirme une relance de l’activité.

Cette reprise suit des mesures adoptées au cours des 18 derniers mois. En avril 2013, la loi « BROTTES » a levé plusieurs freins. En métropole, les zones de développement de l’éolien et la règle des cinq  mâts minimum ont été supprimées. Dans les DOM-COM, des dispositions nouvelles ont rendu de nouveau possible l’installation de parcs éoliens dans les communes littorales. En mai 2014 après l’annulation par le Conseil d’Etat de l’arrêté tarifaire éolien, la ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Madame a signé un arrêté tarifaire maintenant au même niveau le tarif d’achat.

Pour le SER les efforts doivent être poursuivis avec la mise en œuvre de nouvelles mesures pour diviser par deux le temps de développement des projets, lever les derniers freins techniques, comme les radars et les contraintes aéronautiques, et faciliter la baisse des coûts. Le Syndicat des énergies renouvelables a formulé des propositions concrètes pour moderniser et simplifier les procédures administratives, d’une part, et construire un  cadre économique pérenne pour la filière.

« Pour parvenir à l’objectif de 19 000 MW éoliens à l’horizon 2020, 1 500 MW de nouvelles capacités doivent être installées chaque année au minimum. Afin d’atteindre ce rythme et d’assurer une reprise durable, la profession compte sur les nouvelles mesures de simplification des procédures administratives annoncées par le Gouvernement. Les acteurs de l’éolien souhaitent également disposer de visibilité sur l’évolution des dispositifs de soutien », déclarent Jean-Louis BAL, Président du SER et Jean-Baptiste SEJOURNE, Président de la Commission Eolienne du SER.

 

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