Énergie

Nucléaire: la Commission européenne autorise les aides d’Etat au Royaume Uni

La Commission européenne a autorisé le Royaume-Uni à mettre en place un mécanisme de soutien pour la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point. La décision est une étape importante avant la constitution du consortium qui réunit entre autres EDF, AREVA, et deux électriciens chinois (CGN et CNNC).  La Commission juge les mécanismes de soutien britanniques conformes au droit européen de la concurrence. Le dispositif apporte des solutions innovantes pour des projets qui nécessitent des apports en capital importants, avec des retours sur investissement sur des temps longs.

La Commission européenne rappelle que, d’après les traités européens, les Etats membres sont libres de déterminer leur mix énergétique. Le projet de Hinkley Point représente un investissement de 19 milliards d’euros pour des réacteurs qui seront exploités pendant 60 ans et fourniront 7 % de l’électricité du pays. « Ce mécanisme pourrait intéresser d’autres pays qui souhaitent développer l’énergie nucléaire. Actuellement, plus de 20 nouveaux réacteurs sont en projet dans l’Union européenne. » Valérie Faudon, Déléguée générale de la SFEN.
Le Royaume-Uni a choisi la complémentarité nucléaire et renouvelables pour son futur mix énergétique bas carbone. Avec 131 réacteurs en Europe, l’énergie nucléaire assure aujourd’hui 28 % de l’électricité et 55 % de l’électricité bas carbone de l’Union européenne. « Pour réduire la part des énergies carbonées, le gouvernement britannique a fait le choix pour l’avenir de la complémentarité entre le nucléaire et l’éolien. Hinkley Point est le premier chantier de réacteur depuis 20 ans au Royaume-Uni. » Valérie Faudon.

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