Bioéconomie

Les opposants à un moratoire pour les OGM ont lancé une pétition

Les opposants à un moratoire pour les OGM ont lancé une pétition

L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) a lancé un appel à signature pour refuser un éventuel moratoire concernant les OGM. Parmi les signataires, une vingtaine de Rhonalpins, dont des biologistes directeurs de recherche ou chercheurs au CNRS ou à l’INRA, mais aussi des ingénieurs agronomes, des ingénieurs. Il est à noter qu’aucun débat scientifique n’a été lancé au niveau régional depuis trois ans.


Le texte de la pétition ( consultable sur le site dont l’adresse figure en pied de page) explique le points suivants.


La cohabitation des cultures de maïs conventionnel, de maïs génétiquement modifié et de maïs produit selon le cahier des charges de l’agriculture biologique est possible. Elle est déjà une réalité dans de nombreux pays. Une décision de suspension de la culture des maïs GM, qu’elle dise son nom ou qu’elle soit dissimulée derrière des mesures réglementaires discriminatoires – et donc dissuasives – n’aurait aucune justification scientifique car elle ne s’appuierait que sur des incertitudes imaginaires voire mensongères tant sur le plan environnemental qu’alimentaire. Une telle décision serait en contradiction avec le principe de précaution» estime la déclaration lancé par l’Association.



Toute variété a un impact environnemental



L’AFIS rappelle que « toute variété végétale nouvelle a un impact sur l’environnement et est
susceptible d’avoir un impact sanitaire… Les nouvelles variétés, génétiquement modifiées ou non, ne peuvent donc être évoquées qu’au cas par cas
»
Les risques pour l’environnement ou la santé humaine, ne tiennent pas à la nature modifiée par l’insertion d’un gène provenant d’une autre espèce rappelle l’AFIS. « Une variété de plante résistante à certains insectes et obtenue par sélection conventionnelle présenterait des risques de nature comparable à ceux
d’une variété GM ayant les mêmes propriétés. Cependant, en pratique, les règles en vigueur imposent que la seconde soit soumise à des tests beaucoup plus approfondis que la première
»


En ce qui concerne la dissémination, le risque existe, rappelle l’AFIS, si la plante modifiée se dissémine naturellement. « Le risque est d’autant plus élevé que le gène ajouté à la plante leur confère des avantages sélectifs dans les conditions pratiques d’utilisation. De tels OGM ne sont pas autorisés. Il en est ainsi pour le colza résistant à un herbicide qui n’a pas été approuvé
en France par la Commission de Génie Biomoléculaire. La culture de maïs en général et de maïs GM résistant à certains insectes en particulier, ne crée pas de risque particulier de dissémination car le maïs ne se dissémine pas spontanément
» . Pour l’AFIS, les techniques d’isolement utilisées jusque là par exemple pour produire des variétés pures sont au point.


L’Association ne dit rien en revanche, nous ( rédaction d’Enviscope) le soulignons, de la dissémination par des insectes pollinisateurs comme les abeilles, un point soulevé par les opposants aux OGM.



Le maïs cultivé depuis longtemps



Pour ce qui est du maïs, l’AFIS note qu’il est cultivé depuis des millénaires sans effet nocif sur la santé, malgré les nombreuses modifications génétiques intervenus au cours de l’histoire de la plante. L’AFIS rappelle que ” le principe actif insecticide des maïs GM résistant à certains insectes est aussi exploité (par épandage) par l’agriculture conventionnelle, par l’agriculture
biologique et en jardinerie depuis des décennies sans qu’aucun effet toxique et/ou allergène n’ait été observé. Les commissions spécialisées dans le monde sont en accord sur ce point
»


L’Association souligne enfin des avantages sanitaires et environnementaux par rapport à l’utilisation d’insecticides de synthèse.


En conclusion, pour l’AFIS ” une décision de suspension de la culture des maïs GM, qu’elle dise son nom ou qu’elle soit dissimulée derrière des mesures réglementaires discriminatoires – et donc dissuasives – n’aurait aucune justification scientifique car elle ne s’appuierait que sur des incertitudes imaginaires voire mensongères tant sur le plan environnemental qu’alimentaire. Une telle décision serait donc en contradiction avec le principe de précaution”.



michel.deprost@free.fr



Le texte de la pétition et les noms des signataires sont consultables sur le site http://nonaumoratoire.free.fr/


http://www.pseudo-sciences.org/

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