Photovoltaïque : Sillia VL vise aussi l’Afrique

L’énergie photovoltaïque est vraiment une filière de choix pour l’Afrique. Des responsables africains du secteur de l’énergie ont dans le cadre Eurafric 2014, visité l’usine de panneaux photovoltaïques Sillia VL à Vénissieux.

La Côte d’Ivoire dispose d’une puissance électrique installée de 2000 MW . Elle est autosuffisante, et prévoit de mettre en service un nouveau barrage hydro-électrique d’une puissance de 300 MW. Le pays tirera davantage son électricité d’une ressource renouvelable, alors qu’aujourd’hui les centrales thermiques, qui produisent 80% de son courant, fonctionnent au gaz naturel exploité au large de ses côtes. La Côte d’Ivoire, qui redécolle économiquement, fournit de l’électricité au Mali voisin dont les capacités sont insuffisantes. Ce pays dispose d’une puissance de 400 MW et aurait besoin de 200 MW de plus. Comme le Sénégal, qui avec 600 MW de puissance installée aurait besoin de plusieurs centaines de MW supplémentaires.

Réduire la dépendance au pétrole

La production à partir de pétrole n’est pas une solution. Aussi les états africains se tournent-ils vers l’énergie photovoltaïque. De nombreux représentants du secteur de l’énergie en Afrique ont participé à Eurafric 2014, à Lyon, pendant trois jours. Ce vendredi, conduits par Abdoulaye Kante, responsable d’Adea, ils ont visité l’usine Sillia VL (Vénissieux Lannion) qui produit des panneaux photovoltaïques.

Axel BECKER, directeur du site a présenté à la délégation africaine, des ateliers ultramodernes donc la conception, par le groupe BOSCH, s’inspire des méthodes du secteur automobile. Les éléments des modules, les cellules entre autres, sont assemblés progressivement au fil d’une ligne presque entièrement automatisée, largement équipée de robots. ” Notre ligne emploie seulement 100 personnes, alors que dans d’autres pays où la main d’oeuvre est moins chères, des lignes emploient 400 personnes, mais l’automatisation est nécessaire pour produire du photovoltaïque au meilleur coût.” a souligne Axel Becker.

L’usine Sillia VL, ne produit pas les cellules, ces carrés de silicium mono ou polycristallin qui reçoivent les photons portés par la lumière solaire. Sillia VL assemble les cellules en modules, entre des couches de verre réunies par des matériaux adhésifs qui assurent une stabilité optimale.

L’usine Sillia VL offre une capacité de production de 200 MW par an, qui est loin d’être utilisée. Sillia VL attend pour 2015 la reprise du marché hexagonal. Les marchés africains, au Maghreb, comme en Afrique subsaharienne sont pour elle très importants. ” Nous pouvons réaliser des centrales solaires de plusieurs dizaines de mégawatts. Nous pouvons produire en une semaine pour 5 mégawatts de panneaux. ” souligne Axel Becker.

L’entreprise a déjà livré une installation de 13 MW au Bénin. ” Nous recherchons ce type de projets, des projets phares qui ont une taille significative, sans être d’emblée trop importants. ” explique Axel Becker. Pour des projets bien montés, Sillia est en mesure de rechercher des financements. Le Trésor français peut proposer soit des subventions, soit des prêts à taux bonifiés. Une perspective qui intéresse les porteurs de projets africains.

michel.deprost@enviscope.com

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