Pollution : beaucoup de maires ne bougent pas assez

Les maires pourtant en première ligne pour décider des mesures contre la pollution générée par le circulation tardent à prendre des mesures.

Les maires et les élus locaux semblent ne pas prendre conscience de l’urgence qu’il y a à lutter contre la pollution atmosphérique due à la circulation routière. Ils ont pourtant la main sur la fixation de nombreuses limites de vitesse, et sur la création de Zones de Circulation Restreinte (ZCR)

L’Etat a un rôle réglementaire avec les Plans de Protection de l’Atmosphère ( PPA) qui ne concernent que les agglomérations de plus de 250 000 habitants, en Auvergne Rhône-Alpes : agglomération lyonnaise, agglomération stéphanoise, région grenobloise, et Vallée de l’Arve.  Les plans comportent des mesures réglementaires prévues par l’Etat qui portent par exemple sur l’interdiction d’appareils de chauffage au bois non performants, sur l’interdiction du brulage à l’air libre, de l’écobuage, et sur les valeurs limites d’émissions pour les installations classées pour l’environnement (ICPE). Les collectivités indiquent dans les PPA des actions qu’elles entendent développer.

L’Etat  manie aussi la carotte, avec l’appel à projets ” villes respirables en cinq ans” , lancé en juin 2015 par Ségolène Royal. Sur 20 villes lauréates en France, cinq  se trouvent en Auvergne Rhône-Alpes : la Communauté d’agglomération d’Annemasse ; la communauté d’Agglomération de Faucigny-Glières; Grenoble Alpes Métropole , Saint-Etienne Métropole et la Métropole du Grand Lyon. En tout, l’Etat a versé 3,5 millions d’euros à Annemasse, Bonneville, Grenoble et Saint-Etienne.

Macron plus urgent que la pollution

La Métropole de Lyon a annoncé un Plan Oxygène ambitieux. Mais le plan est resté … en plan. Depuis que Gérard Collomb s’est engagé en faveur d’Emmanuel Macron, il n’a plus le temps de s’occuper de ce projet qu’il entend piloter lui-même. Le plan est au ralenti et la subvention prévue pour Atmo-Auvergne Rhône-Alpes n’a pas encore été votée par la Métropole…

Les maires ne sont en général pas pressés de mettre en oeuvre des Zones de Circulation Restreinte dans lesquelles l’accès des véhicules dépendra de la vignette collée sur les pare bise, indiquant leur âge donc  leur performance en matière de qualité de l’air.  La circulation alternée s’est révélé ne pas être un moyen efficace pour réduire la circulation. Contrairement à toute logique la circulation alternée en fonction des numéros d’immatriculation, ne permet pas de réduire de 50% la circulation routière.

La circulation différenciée, n’autorisant l’accès qu’à des véhicules propres sera plus pertinente en matière de pollution. Ce qui se pratique largement dans de nombreuses grandes villes en Europe. Mais en Auvergne Rhône-Alpes, seule le maire écologiste de Grenoble a franchi le pas en organisant une Zone de Circulation Restreinte

 

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