Énergie

Pour l’Observatoire du Nucléaire la sécheresse menace la production d’électricité

Quarante quatre des 58 réacteurs nucléaires français étant au bord de cours d’eau ils pourraient être arrêtés en cas de sécheresse prolongée.C’est ce que pense en tous les cas Stéphane Lhomme, qui anime l’association Observatoire du Nucléaire. L’association s’appuie sur ce qui est arrivé lors des étés 2003, 2005 et 2006. Une sécheresse prolongée pourrait même compliquer la gestion car un réacteur arrêté doit être refroidi, faut de quoi, il peut entrer en fusion.
L’association rappelle que le niveau de plusieurs nappes phréatiques est déjà aussi bas qu’habituellement en plein été. Sauf en cas d’été très pluvieux, ces nappes vont atteindre des records. Ce constat est réel pour Rhône-Alpes peut-on noter par ailleurs.
Plusieurs centrales selon l’association, seraient directement menacées d’arrêt par un manque d’eau: Golfech (Tarn-et-Garonne, deux réacteurs), Civaux (Vienne, deux réacteurs), Belleville (Cher, deux réacteurs), Dampierre (Loiret, quatre réacteurs), Saint-Laurent (Loir-et-Cher, deux réacteurs), Chinon (Indre-et-Loire, quatre réacteurs), Chooz (Ardennes, deux réacteurs), Cattenom (4 réacteurs), soit 22 réacteurs au total.

Les centrales situées le long du Rhône ne sont pas menacées par l’insuffisance de l’eau pour refroidir, mais elles seraient confrontées aux limites légales aux rejets d’eau chaude. ” Malgré des dérogations fort laxistes accordées par l’Etat à EDF il est possible que des centrales soient arrêtées car ne pouvant respecter les limites légales, même avec dérogations”. Sont concernées les centrales de Saint-Alban (Isère, deux réacteurs), Bugey (Ain, quatre réacteurs), Cruas (Ardèche, quatre réacteurs), Tricastin (Drôme, quatre réacteurs). Les centrales de Blayais (Gironde, quatre réacteurs), et de Nogent (Aube, deux réacteurs), seraient aussi confrontées à des problèmes de rejet d’eau chaude.

michel.deprost@enviscope.com

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