Énergie

Premier exercice de la la Force d’Action Rapide Nucléaire à Saint-Alban

Du 16 au 20 décembre EDF a organisé à la centrale de Saint-Alban (Isère) un exercice d’entraînement de la première équipe de la base régionale de la Force d’Action Rapide Nucléaire (FARN) de la centrale du Bugey.

L’exercice a permis de valider, selon EDF,  la capacité de cette équipe  ” à se mobiliser et se déplacer en convoi, à caler et arrimer son chargement, à monter sa base arrière, à mettre en oeuvre les moyens d’intervention et les matériels régionaux de crise et à travailler de manière coordonnée et efficace.”

Des équipes spécialisées

La FARN fait partie des mesures prises en France après la catastrophe de Fukushima-Daiichi (Japon), en mars 2011. Les observateurs et les analystes avaient noté que dans un pays très évolué sur le plan technique, l’entreprises, les équipes avaient eu du mal à faire face à la situation.

Il était appau nécessaire de mettre en place des équipes capables d’inrtervenir en soutien, rapidement, pour appuyer les équipes d’un site sinistré, avec non seulement des moyens humains, mais aussi avec des moyens matériels et un entrainement spécifique.  On ne peut être à la fois spécialisé dans la gestion quotidienne et faire preuve du recul nécessaire en situation de crise. On ne peut pas être à la fois victime et pompier !

24 heures sur 24

 Le président d’EDF, Henri Proglio, avait annoncé le 21 avril 2011 la création d’une force d’action rapide du nucléaire, la FARN.  La proposition a été validée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à l’issue des évaluations complémentaires de sûreté réalisées sur le parc nucléaire français après la catastrophe japonaise.

L’objectif de la FARN est d’apporter en cas d’urgence, sous 24h et sur n’importe quelle centrale nucléaire française, des renforts humains et des moyens de secours matériels. EDF a investi 200 millions d’euros dans la création de la FARN. L’ investissement comprend le matériel d’intervention, le matériel logistique de transport, d’organisation et de gestion de crise, les bâtiments d’accueil des hommes et des matériels ainsi que les outils de formation. A cette somme, s’ajoutent les salaires des personnels.

La FARN dispose de moyens matériels spécifiques : moyens d’alimentation en électricité, en eau et en air comprimé, moyens logistiques nécessaires pour la mise en oeuvre rapide de moyens d’alimentation, sur un site dont les infrastructures et l’environnement sont dégradés. La FARN dispose d’hélicoptères ou des moyens de transport et de levage tout-terrain.

Bugey, une des quatre bases de la FARN

Pour des interventions simultanées rapides sur plusieurs réacteurs, quatre bases ont été créées, sur les sites de Civaux (Vienne), Dampierre (Loiret), Paluel (Seine-Maritime) et Bugey (Ain). Conformément aux exigences de l’Autorité de sûreté nucléaire, la FARN est depuis la fin de  2012, capable d’intervenir, en cas d’urgence, sur n’importe quel réacteur nucléaire en France, via la base de Civaux.

Cinq colonnes par base

La première colonne de Bugey devait être projetable fin 2013. Cinq colonnes à Civaux et trois sur chacun des autres sites seront opérationnelles fin 2014. Chaque base sera au complet fin 2015.

Chaque base comprendra cinq colonnes, cinq équipes aux compétences similaires, capables d’intervenir sur n’importe quel site. Une équipe comprend 14 personnes :  spécialistes en conduite de réacteur, en radioprotection, en logistique, en environnement, en maintenance électrique, robinetterie chaudronnerie, mécanique, automatismes. Une colonne est soumise à  une astreinte 24h/24, 7 jours sur 7.

Trois cents personnes

La FARN comprendra à terme environ 300 personnes, exclusivement des personnels EDF venant des métiers de la conduite des installations nucléaires, de la maintenance, de la logistique, de la radioprotection pour pouvoir intervenir dans toutes les situations, même les plus extrêmes.

Les personnels suivent une vingtaine de semaines par an, des formations, des entraînements réguliers et des mises en situation . L’autre partie de leur temps de travail est consacrée à des activités opérationnelles sur la centrale, pour maintenir les compétences de leur métier d’origine.

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