Apiculture

Région de Lyon et Isère rhodanienne : des pesticides dans l’air

Région de Lyon et Isère rhodanienne : des pesticides dans l’air

L’air de la région lyonnaise et du pays roussillonnais contient bien des traces de pesticides émis par l’agriculture dans ces secteurs. Voici le texte, remis en forme publié par le site internet d’Air-Rhône-Alpes. L’étude d’Air-Rhône-Alpes porte sur la présence de ces pesticides et non pas sur leurs effets environnementaux et sanitaires éventuels.

Air Rhône-Alpes a mené du 1 octobre 2013 au 31 octobre 2014 une étude sur la présence de pesticides dans l’air de la Communauté de Communes du Pays Roussillonnais, et dans celui de la Communauté urbaine de Lyon. Les données ont été recueillies à partir de la station fixe de Lyon Centre, et de la station fixe de l’Isère rhodanienne. L’objectif était de connaitre les effets des activités agricoles. Elle a été réalisé avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, de l’Agence Régionale de santé et du Conseil Général de l’Isère.

L’objectif  était de compléter les mesures réalisées depuis 2007 sur différents secteurs de  Rhône-Alpes pour évaluer les niveaux de pesticides dans l’air de deux nouveaux secteurs. Ces évaluations contribuent à améliorer les connaissances sur l’exposition des Rhônalpins aux pesticides dans l’air. Le but était d’évaluer les concentrations de pesticides dans l’air sur l’emplacement de l’ancien rucher observatoire de l’Isère rhodanienne, premier site d’observation des pesticides mis en place de concert avec des apiculteurs pour comparer les résultats avec les résultats obtenus dans les matrices apicoles, par exemple le miel ou la cire des alvéoles. L’étude visait à  évaluer le secteur par rapport à d’autres secteurs de Rhône-Alpes pour documenter les risques pour les abeilles domestiques.

A Lyon, dix substances
Pour le secteur urbain de Lyon les résultats montrent la présence de 10 substances quantifiées au moins une fois et de trois  substances dans les retombées atmosphériques traduisant l’influence des secteurs de cultures environnants dans des niveaux de concentration très modérés.

Sur le secteur d’arboriculture de l’Isère rhodanienne, 21 substances ont été mesurées et cinq dans les retombées atmosphériques. Les niveaux d’insecticides (destinés à la lutte contre les insectes) sont prépondérants par rapport aux substances fongicides (contre les champignons)  et herbicides, en lien avec la présence d’une substance en particulier, le chlorpyrifos-éthyl. La contribution majoritaire de cette famille est atypique par rapport aux autres secteurs évalués en Rhône-Alpes.
La comparaison des résultats sur deux sites de ce même secteur montre que près des vergers, les  concentrations de chlorpyriphos-éthyl sur une semaine sont en moyenne huit fois supérieures à la situation de fond et jusqu’à 40 fois au maximum.

L’analyse croisée des deux secteurs étudiés confirme des constats déjà effectués. La présence du lindane dans l’air diminue  mais le chlorpyriphos-éthyl et la pendiméthaline sont omniprésents. La détection du prosulfocarbe en automne et en fin d’hiver est confirmée, soulignant pour Air-Rhône-Alpes l’importance de mesures sur l’année complète.

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