Biomasse / Déchets

Rhône-Alpes : il faut une communauté régionale du biogaz

Rhône-Alpes : il faut une communauté régionale du biogaz

Pour faire démarrer la filière du biogaz dans la région, il faut que tous les acteurs se connaissent et se rencontrent. C’est ce qui a été lancé lors d’une journée technique organisée par AXELERA et TENERRDIS.

Rhône-Alpes met le biogaz, mais pour avancer, il faut que tout le monde soit dans le mouvement. C’est une des conclusions implicites de la journée technique sur les ” gaz issus de la biomasse”  organisée ce mercredi avec les Pôles de Compétitivité AXELERA et TENERRDIS, en lien avec l’Association Technique Energie et Environnement ( ATEE) . La journée a réuni plus d’une centaine de participants à la Cité des Entreprises à Lyon.

La filière biogaz a démarré, avec retard sur d’autres pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse, mais est bien partie. Il y a une dizaine d’année a rappelé Valérie Borroni, de Rhône-Alpes Energie Environnement (RAEE) les projets se comptaient sur les doigts d’une main. Maintenant plusieurs dizaines de projets existent à des stades plus ou moins avancés.

Le potentiel de biomasse existe, entre les déchets agricoles, les déchets forestiers, ceux de l’agro-alimentaire, de la distribution, de la restauration collective, des ménages. Le gisement est considérable.

Un gisement hétérogène et dispersé

Comme tout gisement cependant, ce gisement est hétérogène, et il est en plus dispersé. Dispersé géographiquement  comme dispersé entre une multitude d’acteurs éparpillés sur les territoires.

C’est bien sûr la force de la biomasse pour les territoires, qui peuvent se l’approprier comme une ressource. Il faut que les territoires s’impliquent, par exemple à travers les démarches Territoires à Energie POSitive (TEPOS). A eux de s’approprier pleinement cette ressource. A eux, comme organisations transversales de faire se rencontrer les acteurs, car comme le dit Valérie Borroni, le biogaz fait se rencontrer des milieux qui se connaissent peu.

Il y a le biogaz vu par les experts qui peuvent apporter des solutions, ont besoin de terrains d’expérimentation, pour observer, instrumenter, conseiller. Il y a les scientifiques qui cherchent et trouvent des solutions. Il y  a les agriculteurs à la recherche de création de valeur complémentaire. Il y a les porteurs projets à la recherche de ressources. Il y a des territoires sans projet et peut-être des projets sans territoire.

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