Auvergne-Rhône-Alpes

Tiques, maladie de Lyme : les forêts d’Auvergne-Rhône-Alpes concernées

En été le sujet des tiques revient sur le devant de la scène avec le nombre croissant de promeneurs en forêt. En effet, la maladie de Lyme est transmise à l’Homme par piqûres de tiques infectées qui vivent dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. En Auvergne-Rhône-Alpes, le taux d’incidence de la maladie de Lyme est plus élevé que le taux national, rappelle l’Agence Régionale de Santé.

Les tiques sont nombreuses dans les forêts aurhalpines, et le taux d’incidence de la maladie de Lyme est plus élevé dans la région que dans la moyenne nationale. ©Nico&co (CC-BY SA 3.0)

La maladie de Lyme n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, mais elle fait régulièrement l’objet de signalements auprès de l’Agence régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Elle s’attrape en forêt (particulièrement d’avril à novembre) à la suite de la morsure d’une tique, et peut provoquer des troubles articulaires ou neurologiques chroniques graves.

Depuis 2009, le réseau Sentinelles fournit des estimations régionales du nombre de cas et de l’incidence de la maladie. Celle-ci est estimée pour la région à 154 cas pour 100 000 habitants, soit plus de 12 000 cas au total. Les disparités entre les départements sont toutefois très importantes, de 210 cas pour 100 000 habitants pour la Haute-Savoie à 53 cas pour 100 000 habitants pour l’Allier.

Les départements les plus touchés de la région sont :

  • la Haute-Savoie avec une estimation de l’incidence annuelle de la maladie comprise entre 197 et 210 cas pour 100 000 habitants ;
  • l’Ain avec une estimation comprise entre 129 et 157 cas pour 100 000 habitants ;
  • le Puy-de-Dôme avec une estimation comprise entre 91 et 117 cas pour 100 000 habitants.

Auvergne-Rhône-Alpes est ainsi une région où l’incidence de la maladie est globalement plus élevée que l’incidence nationale.

Dans ce contexte, l’ARS, mais aussi Fransylva Allier, l’antenne départementale de la fédération nationale des Syndicats de forestiers privés, souhaitent sensibiliser les promeneurs forestiers. Dans un communiqué publié le 20 juin, l’association revient sur les bonnes pratiques à adopter pour éviter la propagation de la maladie.

Deux gestes préventifs

Il est ainsi important de bien se couvrir par des vêtements longs (bras et jambes) afin de minimiser le nombre de piqûres par les tiques.

De retour de balade, une inspection de la tête au pied doit systématiquement être réalisée pour détecter les tiques qui auraient tenté de s’accrocher au corps.

Que faire en cas de morsure ?

En cas de morsure, retirer la tique le plus rapidement possible à l’aide d’un tire-tique (vendu en pharmacie) ou d’une pince à épiler très fine et non coupante. Ne surtout pas comprimer le corps de la tique ou tenter de la tuer avec de l’éther, de l’huile, de l’alcool ou une flamme car cela risquerait de lui faire régurgiter les bactéries qu’elle contient. Désinfecter ensuite la zone de morsure et la surveiller pendant plusieurs semaines.

Consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que : apparition d’une plaque rouge, appelée « érythème migrant », autour de la zone de morsure, maux de tête, fièvre et/ou douleurs dans les membres dans les jours ou semaines qui suivent la morsure de tique. Après diagnostic, le traitement adapté pourra être prescrit. L’ARS le rappelle : plus le temps passe, plus le risque d’une possible contamination est important.

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