Mobilité

Transalpine ferroviaire : le nouvel exécutif français doit agir rapidement

François Hollande ne devra pas tarder à s’occuper du dossier de la liaison transalpine, après l’accord franco-italien du mois de janvier. Le Président de la Transalpine demande la ratification de l’accord franco-italien et sa mise en œuvre. La France doit soutenir le financement à hauteur de 40% par l’Europe des projets transfrontaliers.
Franck Riboud rappelle que l’Italie est le deuxième partenaire économique de la France, l’Italie étant le seul pays avec lequel la France ne dispose pas d’infrastructures ferroviaires modernes. Franck Riboud rappelle que la liaison internationale aurait une rentabilité de 5% par an sur 50 ans.

Enfin, pour des raisons énergétiques et environnementales, le Président de la Transalpine estime que la liaison rend nécessaire le transfert modal sur une infrastructure efficace.  La part du rail est inférieure à 10% dans les échanges entre la France et l’Italie alors qu’elle est de plus de 30% en Autriche et de 60% en Suisse.

L’accord du  30 janvier 2012 doit se traduire rapidement par la désignation du promoteur public en charge de la réalisation du tunel de base international.  La France et l’Italie doivent approuver le «  Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe » proposé par la Commission européenne qui prévoit 50 milliards d’euros d’investissements sur sept ans, et des fonds européens pour la période 2014-2020. Il est aussi nécessaire de mettre en œuvre les premières mesures de report modal dès 2012.

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