Véhicules autonomes: priorité pour le gouvernement, attentes et craintes pour les citoyens

Le lundi 14 mai, le Gouvernement a dévoilé son plan stratégique pour faire de la France un leader en matière de voiture autonome. Celui-ci vise notamment la présence de véhicules autonomes de niveau 3 dès 2020, et de niveau 4 en 2022 sur les routes du pays. Ce sujet est pour l’Etat français un domaine prioritaire. Deux des constructeurs de véhicules autonomes sont basés en Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette feuille de route fait suite à un rapport partagé par Anne-Marie Idrac, ancienne Présidente de la SNCF et de la RATP, nommée en novembre dernier haute responsable pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes.

Le rapport définit quatre postes principaux à développer pour disposer d’un véhicule autonome français dès 2020: un cadre règlementaire, le déploiement d’infrastructures dédiées en partenariat avec les opérateurs de télécoms, la délivrance de permis autorisant des tests à grande échelle sur le territoire, la mise en place d’aides pour accompagner les fabricants nationaux. Des tests seront menés sur des routes dès 2019 sur les véhicules de niveau 3.

De leur côté, les français ont été interrogés en début d’année dans le cadre du premier débat citoyen dédié à la voiture autonome, co-organisé par le Forum Vies Mobiles (Think tank dédié à la mobilité). A cette occasion ils ont fait part de leurs attentes et de leurs espoirs mais aussi de leurs craintes.

Questionnés sur les avantages possibles de l’arrivée du véhicule autonome, les répondants placent en tête de leurs attentes, un accroissement de la facilité de se déplacer (58%), une réduction forte des accidents de la route (54%) et un bénéfice sur la qualité de vie (49%). Concernant ce temps libre dégagé, les participants mettent principalement en avant, aussi bien pour les trajets quotidiens que les grands trajets, la possibilité de divertissement (lecture, visionnage de films, …) et de repos ou de sommeil. La possibilité de mettre à profit ce temps pour travailler est très peu évoquée. L’enjeu de la limitation des gaz à effet de serre n’arrive qu’en 4ème position.

Parmi les inquiétudes énoncées concernant l’arrivée de la voiture autonome, la destruction et la mutation d’emplois (36%) arrivent en tête ainsi que la dégradation environnementale à l’échelle mondiale (24%).

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

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