Ville rouge, pilotée par Michèle Picard, élue du Parti Communiste, Vénissieux verdit. En souterrain, avec le verdissement de son réseau de chaleur. Inaugurée il y a quelques années, la chaufferie destiné à développer la consommation de bois a eu quelques difficultés, mais le bois représente aujourd’hui plus de 40% de la production de chaleur, qui dessert 40% du bâti de la commune en énergie renouvelable. Et le réseau devrait évoluer pour s’affranchir du fioul. Vénissieux regarde même vers l’énergie fatale des usines chimiques Solvay, dans la vallée de la Chimie proche, pour disposer d’une nouvelle source de calories.
Les métamorphoses vénissianes sont visibles en surface, dans les rues et le bâti, même quand il pleut pour la visite estivale des chantiers municipaux par l’équipe des élus et personnels techniques.
Du vert un peu partout
Comme ailleurs, les petits pas du changement se lisent dans les travaux réalisés quand équipements scolaires et sociaux sont en vacances. Beaucoup de peintures neuves, d’améliorations thermiques sont visibles ici et là. Le Centre social du Moulin à Vent sera moins énergivore. Le terrain multisports du Moulin à Vent, est équipé d’une pelouse en gazon synthétique recyclables qui laisse passer l’eau récupérée dans un puits perdu. Les réseaux aérien de la place Jeanne d’Arc sont enterré et l’éclairage public y est rénové. Un potager a été créé pour les écoliers du Groupe Scolaire Gabriel Péri. Un hôtel à insectes a été construit que les enfants de l’école élémentaire ont rempli d’occupants.
Vénissieux se rénove sur le plan du logement, avec une amélioration de l’existant mais aussi une diversification du parc , mixte sur le plan social, mais aussi au niveau des modes d’occupation. L’accession progresse, et la promotion privée déploie son offre.
Répondre aux besoins des habitants
Vénissieux évolue, avec le souci, d’un rapport clair avec Lyon : la commune ne doit pas être le trop plein des problèmes de la ville centre. Le but n’est pas simplement de prévenir les problèmes des « banlieues », mais des répondre aux besoins des habitants en matière de qualité de vie. La Ville veut un développement plurifonctionnel qui assure travail et services le plus près possible.
La Ville veut aussi un développement économique choisi et non contraint, des activités à valeur ajoutée et pas une mono-activité d’entrepôts logistiques. Et elle veut une vraie agriculture périurbaine. Si les rosiéristes ont contribué à la prospérité de Vénissieux (un square leur est consacré) les grandes cultures ont encore leur place à deux pas des du métro.
Dans cet équilibre, Vénissieux veut aussi des relations pratiques, rapide, confortables, propres, avec le centre de l’agglomération. La desserte par la ligne D de métro a largement amélioré la situation et la ligne Jet D’Eau-Darnaise a rapproché la colline des Minguettes de Lyon. En août, la ligne T4 permettra d’aller de Darnaise à Part Dieu, sans sa voiture.
1)