Huit cents kilomètres de bouchon, hier vers 12 heures, en France ! Information habituelle, impossible de l’éviter, encore plus difficile de la commenter. Interdiction.
Bonne nouvelle, l’augmentation du prix des carburants n’a pas impacté les comportements des plus aisés.
Mais réfléchissons un peu, avec bon sens.
D’abord » bouchons », » ralentissements »? Par rapport à quelle vitesse? Evidemment par rapport à la vitesse maximale autorisée sur autoroute, la vitesse suggérée par les concessionnaires d’autoroute , qui vendent de la vitesse pour avoir du débit. Peu importent l’énergie consommée et les émissions de gaz à effet de serre.
Les bouchons font tomber les moyennes. On passe de 130 à 90 ou 60 kilomètres par heure.
Quel est le bilan de ces variations imposées, imprévues, qui empêchent de planifier un déplacement, une heure de retour…?
Un bilan plutôt négatif. Du stress, de l’impatience, de l’incompréhension chez des automobilistes conditionnés à la vitesse, à l’emploi du temps chronométré surtout sur la route…
Imaginons une autre gestion des flux, de manière intuitive, a défaut de modèles scientifiques. Imaginons une vitesse limitée à 110 kilomètres à l’heure, couplée à une modulation des tarifs en fonction des heures. C’est une méthode bien connue par ailleurs. Plus y a de demande, plus on paie cher. Pourquoi ne pas suggérer des départs en dehors des plages horaires les moins chargées. On évite ainsi des surcharges.
Une réduction de la vitesse permet par ailleurs, de réduire des risques d’accident, causes de ralentissements entre autres conséquences…
Au total , il est probable qu’une combinaison d’innovations aurait des retombées positives, non seulement pour les personnes, mais aussi pour l’environnement et pour la sécurité.
Michel Deprost

