Assurer la transition écologique, accompagner l’évolution de l’agriculture et de l’élevage, accueillir de nouvelles entreprises grâce à des idées, faire évoluer les coeurs des villes de Chauffailles et de La Clayette, développer les service et assurer la qualité de la vie de plus de 15 000 habitants : Stéphanie Dumoulin, maire de Chauffailles, présidente de la communauté de communes Brionnais Sud Bourgogne, explique les actions menées pour un territoire dynamique et attractif.

Enviscope Quel est le bilan de la Communauté de communes de Brionnais Sud Bourgogne?
Stéphanie Dumoulin : La communauté de communes créée en 2017 est issue du rapprochement de la Communauté de Communes du pays Clayettois et de la Communauté de communes du Sud Brionnais. Ce rapprochement a été laborieux , il demandé du temps car bien souvent la peur d’être absorbé, de disparaître, de perdre son identité au profit de la commune centre freine. On fait d’ailleurs le même constat au niveau des communes nouvelles, même des plus petites. La plus petite commune de la Communauté compte 60 habitants, ce qui représente du travail pour un maire, un budget.
Là encore bien des personnes restent attachées à ce qu’ils appellent leur identité, et le chemin sera long pour faire accepter une mutualisation. Les communes, en particulier les plus petites ont besoin de centralité pour les commerces, pour la vie quotidienne
Enviscope :L’apport de la communauté communes
Stéphanie Dumoulin : Brionnais Sud Bourgogne réunit 29 communes avec une population de plus de 15 000 habitants . Indiscutablement la communauté de communes a beaucoup apporté à de nombreux niveaux, pour l’environnement, mais aussi pour les services, l’animation économique, en matière de santé.
Enviscope : Quels sont les défis par exemple en matière d’agriculture ?
Stéphane Dumoulin. L’agriculture, en particulier l’élevage occupe une place très importante présente plusieurs défis. Il y a le défi du changement climatique qui impacte fortement l’élevage bovin. Il y a le défi de l’évolution du marché de la viande, et le défi de la diversification des activités des fermes. Les bovins de race charolaise ont des vêlages difficiles et des éleveurs ont tendance à introduire la race limousine dans leur cheptel. Notre bocage ne sera peut-être pas inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO…
Il faut assurer les successions ou permettre l’installation de néo agriculteurs . Nous travaillons beaucoup avec l’Etat avec la Chambre d’agriculture de Saône et Loire, pour faciliter les transmissions d’‘exploitations.
Enviscope : Quelle est la situation de la forêt, une forêt qui souffre en France déjà en raison du changement climatique?
Stéphanie Dumoulin : Le territoire de la Brionnais Sud Bourgogne, est moins engagé,que la vallée voisine de l’Azergue dans le Rhône et dans le Haut Beaujolais pour les activités de transformation et de valorisation du bois local surtout du douglas. Mais ici aussi les forêts doivent évoluer pour résister aux changement climatique, en plantant des essences plus adaptées
Enviscope: Où le tissu industriel traditionnellement très dominé par le textile?
Stéphanie Dumoulin . Il ne reste plus qu’une entreprise dans le domaine u textile sur le territoire de BRIONNAIS SUD BOURGOGNE. Une entreprise a malheureusement cessé son activité récemment.
Mais notre territoire conserve une vocation industrielle en particulier avec une main d’œuvre attachée à l’industrie. Il faut se battre pour conserver du foncier sur notre territoire. La réindustrialisation se heurte aux différentes lois comme la loi Zéro Artificialisation Nette , ZAN, qui visent à réduire de manière drastique la consommation du foncier. Il n’est pas question de gaspiller le foncier, et il est évident qu’il ne faut pas disperser les habitations dans la campagne et devoir créer et entretenir des réseaux. Néanmoins, les conséquences de ces règlements impactent fortement des territoires comme les nôtres. Nous avons une entreprise locale bien installée, qui cherche à se développer sur la commune de Chauffailles, mais elle ne trouve pas le foncier suffisant. Les législateurs doivent faire évoluer ce cadre.
Enviscope: Comment les populations de Chauffailles et celle de Brionnais Sud Bourgogne ont-elles évolué?
Stéphanie Dumoulin : Le nombre d’habitant c’est stabilisé, avec comme ailleurs en France, un vieillissement, une forte proportion de retraités . Nos EHPAD gérés par le Département, accueille des personnes de plus en plus dépendantes, et ont un taux d’occupation en baisse. Les personnes restent souvent le plus longtemps à domicile.
Enviscope: Vous devez relever des défis en manière urbanisme.
Stéphanie Dumoulin: Nous devons comme toutes les communes faire évoluer notre issus urbaine pour renforcer notre rôle de centralité. Nous nous sommes engagés dans le programme « petites villes de demain » initié et piloté par l’Etat et concerne la communauté de communes, les villes de Chauffailles et La Clayette. Il fait partie intégrante du projet de territoire de la Communauté de communes et les deux seront menés de pair. Le projet de revitalisation des deux centres-villes est en parfaite cohérence avec le projet global de Brionnais Sud Bourgogne.
Enviscope: Quels sont les atouts de Brionnais Sud Bourgogne et comment les mettez vous en valeur
Stéphanie Dumoulin: Brionnais Sud Bourgogne possède beaucoup d’atouts à faire valoir, ce qui est fait avec le soutien de la Région Bourgogne Franche-Comté, du département de Saône-et-Loire. Attraction en direction de Bourgogne Franche Comté, mais aussi en direction de la Région Auvergne Rhône-Alpes qui est le bassin de vie du sud de notre territoire.
Nous bénéficions d’un cadre de vie de qualité, de services médicaux avec deux maisons de santé et une antenne départementale de santé, de collèges, d’écoles publiques et privées, de deux lycées à proximité l’un à Charolles, l’autre à Charlieu dans la Loire. La communauté de communes a développé une offre culturelle, de loisirs et de garde d’enfants. Le patrimoine bâti est riche, avec notamment de nombreuses églises romanes.
Enviscope: Le rôle de la ligne ferroviaire est capital pour Brionnais Sud Bourgogne mais cette relation est-elle menacée? Les deux Régions Auvergne Rhône-Alpes et Bourgogne Franche Comté coopèrent-elles?
Stéphanie Dumoulin : La ligne Lyon Paray le Monial est vitale en particulier pour Brionnais Sud Bourgogne. Mais la ligne est à voie unique, sans système d’évitement pour permettre le croisement de deux trains. Il faut qu’un train arrive à Lyon, pour qu’un autre parte. Des trains ont été remplacés par des cars, mais le service n’est pas le même. En train nous sommes à un peu plus d’une heure de Lyon, ce qui est bien pour des actifs, pour des étudiants, pour des touristes, pour tout le monde. Nous sommes de plus tributaire d’un problème qui se pose à Gilly sur Loire. Il faudrait 60 millions d’euros pour régler ce problème, l’Etat mettrait la moitié, . La Région Bourgogne Franche Comté devrait s’engager,
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