La ressource en eau est essentiel pour le transport fluvial économe en énergie et peu émetteur de CO2 . Pour l’axe de la Saône, objet d’une modernisation des ports, Voies Navigables de France investit pour gérer au mieux la ressource en eau.
Pour la navigation sur les voies d’eau, l’adaptation au changement climatique de repenser collectivement la gestion et le partage de la ressource en eau. Face à des sécheresses plus fréquentes et plus intenses, l’enjeu n’est plus seulement de gérer l’eau disponible, en quantités limitées. Il faut anticiper sa rareté croissante pour concilier durablement les besoins des populations, des activités économiques, de la navigation et des écosystèmes.
La ressource en eau est au cœur des préoccupations de Voies Navigables de France, établissement public en charge du réseau des voies navigables, cours d’eau et canaux . L’établissement modernise ses infrastructures pour renforcer la résilience de son réseau . Il élabore parallèlement son Plan d’adaptation au changement climatique.
Pour le bassin de la Saône, les projections climatiques montrent une augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, avec des conséquences possibles sur les débits de la Saône et de ses affluents, comme le Doubs, la Grosne ou la Dheune. Les effets sont déjà perçus fortement sur le Doubs et sur la Grosne.
Sur la Saône, les aménagements actuels constituent déjà un facteur de résilience. Avant les aménagements de navigation, la rivière présentait naturellement des niveaux beaucoup plus faibles en période sèche . Elle pouvait même être franchie à gué en certains endroits. Aujourd’hui, les ouvrages de régulation permettent de maintenir une ligne d’eau adaptée à la navigation tout en contribuant, à la préservation des écosystèmes. Ce maintien du niveau permet aussi le soutien des nappes d’accompagnement, dont dépendent de nombreux captages d’eau potable.
Instrumenter pour piloter
Dans le cadre de son programme de modernisation, VNF investit aussi dans l’instrumentation de ses infrastructures pour améliorer le suivi hydraulique et le pilotage des ouvrages. Ces investissements sont complétés par des opérations régulières de maintenance préventive qui garantissent leur fiabilité dans la durée et permettent une gestion toujours plus réactive face aux évolutions des conditions hydrologiques.
Face au changement climatique, l’enjeu réside aussi dans l’amélioration de la connaissance de la ressource disponible et dans la capacité à anticiper les situations de tension. C’est le sens des investissements réalisés par VNF dans le suivi hydraulique, l’instrumentation de son réseau et la modernisation de ses ouvrages, afin d’adapter leur gestion aux évolutions des conditions hydrologiques.
Mais les ouvrages comme les réservoirs, ne créent pas de ressource supplémentaire en eau. En cas de sécheresse prolongée, la gestion de l’eau repose avant tout sur une approche collective à l’échelle du bassin versant, associant État, collectivités, acteurs économiques, gestionnaires d’infrastructures.
L’encadrement des prélèvements relève de la réglementation de l’eau mise en œuvre par l’État. Lorsque la situation hydrologique l’exige, des mesures de restriction sont prises au niveau préfectoral afin de préserver les usages prioritaires et les milieux aquatiques.

